Bonjour,
Hé oui, c'est aujourd'hui que l'on peut officiellement dire que notre site est démarré.
Certes il est très peu évolué pour l'instant et son contenu n'est pas encore très important, mais après maintes péripéties et difficultés de toutes sortes, je pense que le plus dur est fait et que nous pourrons l'alimenter maintenant plus régulièrement.
A bientôt
Daniel
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Quelques photos souvenirs...

... et le discours de Ange :
"Nous voilà tous réunis ici pour fêter le départ de Louise, Daniel et Clément, ici présents. J'ai mes sources et je peux vous révéler aujourd'hui leur projet. Ouvrez grandes vos oreilles : ils partent faire un tour du monde.
Entre nous soit dit, c'est un peu banal. D'ailleurs, que ceux qui ont déjà fait un tour du monde lèvent la main. Vous voyez, une écrasante majorité. Ils auraient pu partir pour Mars, envisager une visite guidée de toutes les planètes du système solaire, voire se risquer jusqu'aux confins de la galaxie, pousser même, s'ils avaient eu un peu d'audace, jusqu'au Bar des Pêcheurs à l'Estaque !
Non, ils ont choisi un tour du monde. C'est bas, c'est petit, en un mot, c'est mesquin.
Bon, passons...
Je disais donc, nous voilà réunis pour fêter leur départ et leur faire croire, pour leur donner du baume au coeur, qu'ils vont nous manquer (pour stimuler vos larmes, quelques oignons émincés sont à votre disposition dans le frigo).
Donc, en faux-culs accomplis, nous allons leur souhaiter un grand et beau voyage et penser très fort sans le dire : bon débarras !"
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C'est depuis le 2 juin à 21h00 que je suis effectivement en congé. A cette occasion, pour mon dernier jour, j'ai troqué mon costume de schtroumpf pour une tenue plus de circonstance.

J'ai eu l'agréable surprise de constater que j'étais apprécié par plein de monde (je m'en doutais déjà !!) car j'ai reçu un cadeau accompagné d'un "petit guide de départ en voyage" que je vous montre ici.
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Mes remerciements à Rose, Patoche et Greg, Memed, Amandine, Josette, Christine, Marie-France, Sébastien, Sandrine, Stéphane, Christelle, Eliane, Céline, Didier, Eléonore, Isa, Christelle, Joëlle, Eric, Daniel, Karine, Fatima, Corinne, Dominique, Nabila et à tous les autres à qui je vais aussi beaucoup manquer.
Gros bisous à toutesss messs chériesss.
Daniel
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Aujourd'hui on peut dire que, ça y est, on part ! On a enfin récupéré nos billets d'avion, 19 billets par personne, pas de billet électronique pour ce genre de circuit.
Les démarches ont commencé vendredi 1er juin quand Louise a voulu valider les billets via le Call Center Iberia par téléphone avec ma carte Premier. Là, surprise, impossible d'émettre les billets car la carte ne passe pas. Après vérification à la banque, on nous relève le plafond de paiement.
Second appel en début de semaine, re-surprise panne matérielle chez Iberia, 2 jours sans émission possible.
Troisième appel re-re-surprise la carte Premier est refusée (divers messages d'erreur).
Quatrième appel et suivants (on a perdu le compte), pas de déblocage possible en Espagne. Réponse de Jessica (notre interlocutrice qui a traité notre dossier depuis le début) : « Je ne peux rien faire pour vous » !!! Aïe. Elle nous suggère le comptoir Iberia à l'aéroport St Exupéry (en fait Avia Partner). Brigitte nous reçoit jeudi 7 juin vers 19h00, après un déplacement vers 16h00 pour rien (comptoir fermé).
Là idem billet impossible à émettre, tronçons trop longs, j'ai seulement eu (pour moi seul) un demi tronçon et en plus le retour (Hong-Kong ; Lyon). Aïe, aïe. Après maints essais et coups de fils on a remis au lendemain le temps qu'elle reprenne le billet entièrement (2 heures passées à l'aéroport !).
Vendredi 8 juin coup de fil vers 17h30 : ça y est, on va pouvoir émettre les billets. Départ en cata vers St Exupéry. Brigitte a tronçonné chaque billet en 2 parties et tout est OK. Début d'émission, saisie de la carte bleue pour chaque tronçon, carte refusée !!! Aïe, aïe, aïe (2 heures 20 passées à l'aéroport). On rentre complètement désespéré prêt à remettre notre tour du monde pour dans une vie future.
Notre dernier espoir, la banque (ouverte le samedi matin). Ouf !!
Samedi 8h30 départ à la banque. Des travaux de réfection sont en cours et exceptionnellement le comptoir est fermé le samedi matin. Aïe... On se précipite 150 mètres plus bas dans le local réservé aux conseillers pendant les travaux, et là notre conseillère est présente (et au courant de nos déboires ainsi que la directrice) et nous reçoit de suite pour nous dire que le comptoir fermé, pas de déblocage d'espèces (notre dernier recours). A ce moment la directrice arrive et va de suite voir si 150 mètres plus haut, au comptoir fermé, la carte Premier de Louise, commandée 8 jours plus tôt, est arrivée. La carte est là ! Notre conseillère monte encore le plafond à titre exceptionnel pour être sûr puis retour à la maison.
La chance tourne. On a la carte de Louise, ma carte, nos deux cartes de retrait supplémentaires, on devrait pouvoir payer même en espèces, si la carte de Louise bloque (on ne sait jamais!). Ouf sauvés.
A 11h30, ouverture du comptoir, Sabrina nous reçoit. Et oui, Brigitte est de repos. Sabrina au courant, ayant travaillé sur le dossier nous laisse en compagnie de sa collègue qui comme toutes les personnes d'Avia Partner n'a jamais fait de dossier tour du monde, part sur un autre comptoir. Sa collègue étudie puis commence le dossier, tout va bien jusqu'à, aïe, 2 vols ont changé d'horaire et bloque le système, billet impossible à émettre. Rebelote juste mon retour depuis Hong-Kong imprimé. Elle appelle une autre collègue, et sortent les classeurs, les procédures informatiques, les documentations. Et là après 1h30 de recherches et d'essais, toujours rien, si ! La machine hoquette, sort un tronçon, puis deux et voilà mon billet complet. Hourra, je pars, seul mais je pars !!!
Voilà le tour de Clément. Essai réussi du premier coup et le billet est émis en moins de 10 minutes. Mais rien de gagné, seul avec Clément, aïe ! Problème de communication. Les langues, ce n'est pas mon fort.
Tentative pour Louise, essai transformé du premier coup. Tous les billets sont émis, payés avec la CB (on garde les assurances liées à la carte) et en plus on gagne environ 200 euro sur le dernier prix estimé par Jessica.
On est reparti le coeur léger (la réservation sur le premier vol n'était valable que jusqu'à aujourd'hui dimanche).
Un grand, très grand merci à toutes ces personnes qui ont su prendre du temps pour régler notre problème.
Daniel
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ça y est, nous sommes bien arrivés à Rio après une journée longue et éprouvante.
Nous sommes reçus comme des rois par Tarek, notre hôte libano-français.
A bientôt pour nos impressions sur Rio...
Louise
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Un trait dans le ciel, un saut de près de 10 000 kms. Le passage du nord au sud, du début de l'été au début de l'hiver. Mince alors on commence mal, aujourd'hui 18 juin, température 28° et l'eau est à 25°, grand soleil. Et oui c'est ça l'hiver ici!!!
Début de journée : premier réveil à 4 heures puis lever à 6 heures (7 heures pour Clément), décalage horaire oblige. Super petit-déj : jus de fruit frais, mangue fraîche, gâteau local, thé, très bon café (les Brésiliens n'ont pas l'habitude de boire du café, on n'en trouve très peu, et pas bon, le café n'est pas dans leur culture !!!). Préparatif et départ pour les plages de Copacabana et Ipanema. Plusieurs points de baignade pour Louise et Clément (moi je remets cela à demain !) sur toute la longueur des deux plages (~ 10 kms).
Premier Bug : panne de batteries à la première photo avec l'appareil de Clément. Bien sûr j'avais oublié les piles de rechange. Tant pis, c'était lundi, peu de monde sur les plages, on remet ça pour demain.
Retour à la chambre vers 16h30, trop tard pour admirer la vue depuis le Pain de sucre (la nuit tombe vers 17H30)! C'est l'hiver !!! Une bonne douche et me voilà en train d'écrire ce que vous lisez en ce moment. Après on sort prendre notre repas et puis dodo.
Nous nous portons bien tous les trois (mon mal de dos commence à se dissiper) mais le décalage horaire c'est quand même dur. Il est 21h00 bonne nuit.
Daniel

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Comme prevu, nous avons passe encore 2 jours a Rio : ascension au Pain de Sucre, puis re-plage de Copacabana pour Daniel et Clement. Et enfin par une journee spendide (nous avons bien fait d'attendre) ascension au Cristo Redentor, quelle vue magnifique !
Bilan de ces 3 jours a Rio : une ville tres attachante quoique un peu bruyante, des Bresiliens tres accueillants et tres respectueux. Nous n'avons ressenti aucune insecurite, meme en nous promenant le soir a 22h dans un quartier populaire ou dans le metro, d'ailleurs cela grouille de monde toute la nuit (bien sur nous ne nous sommes pas promenes dans une favella).
Depuis ce matin 6h nous sommes a Ouro Preto (apres 6h de bus de nuit). Nous avons ete accueilli tres gentiment dans une pousada (pension) sans reservation. Dommage que nous ne puissions pas communiquer plus facilement avec tous (la langue demeure un gros handicap, tout le monde ne parle pas anglais), cela pourrait etre encore plus enrichissant.
Ouro Preto se trouve dans le Minas Gerais, une ville miniere a l'architecture coloniale vraiment spendide.
Louise

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Voila une semaine que nous n'avons pas donné de nouvelles. Ce n'est pas toujours facile de trouver le temps. Beaucoup de choses à voir, on en prend plein la vue et le coeur à chaque instant. Les journées sont souvent trop courtes et parfois trop longues (26 heures de bus pour venir à Salvador : une expérience à faire mais pas a renouveler). Je commence à me faire à mon statut de tourdumondiste, plus exactement, je commence à apprécier plus dans le détail. Les premiers jours servent surtout à perdre nos repères et habitudes de citadins, chose assez difficile ; la vie de nomade, de découvreur de civilisations à ses charmes et ses contraintes. Le premier contact est souvent malaisé, mais ne dure que quelques instants (démarrer un tour du monde par le Brésil est moins dépaysant et plus facile, les Brésiliens sont très accueillants et ont le coeur sur la main). C'est au moment du départ que l'on se rend compte que le séjour a été trop court et que l'on n'a pas vu le millième de ce que l'on aurait souhaité. Mais un tour du monde, c'est la découverte d'une multitude de choses différentes à des endroits différents et à des moments différents, qui s'enchaînent les uns aux autres irrémédiablement comme des maillons d'une chaîne.
Mes impressions sur ce début de voyage sont un peu mitigées. Certes le plaisir de voyager, de voir, de découvrir, ajouté au plaisir des vacances, l'emporte largement mais un soupçon de déconcertation face aux problèmes de communication que nous rencontrons me fait penser que rien ne peut remplacer la parole dans les rapports humains.
Je pense que nous avons fait notre entrée dans le monde ces derniers jours, surtout pour Clément qui était toujours entièrement dépendant de nous jusqu'a dimanche matin où nous sommes allés dans le Parc Municipal de Belo Horizonte et ou, après une semaine d'envie de "taper dans un ballon", il s'est vu invité à jouer au foot. Et là, il a fait une heure d'expression linguistique (un peu d'anglais, quelques mots de portugais) et corporelle, la communication passe aussi par le corps.
Maintenant nous sommes à Salvador da Bahia et partons pour Manaus (Amazonie) demain (en avion cette fois).
La mer un peu froide pour les Brésiliens me convient parfaitement et Clément ne veut plus sortir de l'eau (à savoir : les yeux bleus de Clément font merveille auprès des Brésiliens, ils sont littéralement subjugues).
Je pense que nos précédents voyages (en couple ou en famille) nous ont prépares aussi à ce voyage et je tiens à rassurer tout le monde, la vie ensemble 24 h / 24 h ne pose pour l'instant aucun problème. Je tiens encore une fois à remercier tous ceux et celles qui nous ont soutenus pendant la préparation de ce voyage et je tiens à leur dire que l'expérience vaut le coup pour le peu que nous avons fait pour l'instant.
Daniel
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Ouro Preto est une petite ville (70 000 habitants) a la montagne (environ 1 000 m) tres agreable. Avec le recul, on aurait du y rester plus longtemps pour se reposer un peu du voyage et du tumulte de Rio.
La pousada est situee dans un cadre calme et verdoyant au milieu des oiseaux (colibris...) et nous y avons fait des rencontres sympathiques : Diego (ayant etudie 4 ans en France et parlant couramment français) qui ecrit et cherche l'inspiration un peu retire du monde, Daniel, un employe de la pousada parlant tres bien anglais, et Joao Batisto, un ami du proprietaire, qui parle aussi français et anglais. Tous sont ravis d'entretenir leurs connaissances linguistiques avec nous.
Nous avons profite du cadre pour faire une balade de 13 km dans un parc naturel. Encore une fois, heureusement que c'est l'hiver car, malgre l'altitude, on n'est pas loin des 30°C.
Nous avons aussi fait le bonheur de Clement en visitant le Musee de l'Ecole des Mines avec notamment sa section Mineralogie : une immense collection de "cailloux" et, pour les collegues, des appareils de DX, fluo X et microscopie datant des annees 1950 (le boulot me poursuit).
Le passage a Belo Horizonte a ete assez bref, ce n'etait qu'une escale obligee avant Salvador. Malgre tout, cette grande ville industrielle ne manque pas totalement de charme. Nous y avons tres bien dine dans un resto essayant de perpetuer la cuisine traditionnelle du Minas Gerais de la periode de la recherche d'or et de diamant. C'est une cuisine mijotee a base de viandes de toutes sortes, de riz, de haricots rouges, de patates (douces egalement), de manioc..., vraiment excellent. En regle generale, depuis notre arrivee au Bresil, nous n'avons eu aucune mauvaise surprise avec la nourriture, meme dans le plus petit boui-boui. La nourriture y est fraiche, dans les restos l'attente est longue mais ils preparent tout au fur et a mesure.
L'evenement qui a marque notre passage a Belo Horizonte a eu lieu dans le Parc Municipal ou les familles et les amoureux pratiquaient leur balade dominicale, donnant a manger aux canards. La magie du Bresil a opere quand Clement a ete integre dans une equipe de foot d'enfants de tous ages encadres par 2 adultes. Il n'etair pas peu fier notre Clement se voyant felicite pour son jeu et ses buts. L'esprit d'equipe de ces enfants nous a beaucoup frappes, malgre leur jeune age pour certains (quelques-uns jouant pieds nus a meme le revetement en beton). Ce fut un pur moment de bonheur pour notre rejeton a qui le contact du jeu et des autres commencait a manquer.

Maitenant nous voici a Salvador, la capitale de Bahia. Nous logeons dans un dortoir de 3 dans une pousada tenue par une dame qui ne parle que le portugais mais nous commençons a nous faire comprendre (muito bom : c'est pour Jose). Elle nous a propose de laver notre linge sale d'une semaine (ce n'etait pas du superflu). L'eau de la salle de bain collective est froide mais c'est mieux que rien et nous devons prendre le petit dej au cafe du coin mais pour 15 euros la nuit (pour 3) on ne peut pas etre trop exigeant. L'avantage c'est que nous sommes au coeur de la ville haute, le centre historique de Salvador, avec ses echopes d'art (peintures de Bahia), ces musiciens, "capoeiristes"... Nous avons visite le Musee Afro-bresilien ou nous avons beaucoup appris sur l'art et la culture beninois (n'est-ce pas Jean-Machel). Bahia a ete tres influence par l'Afrique de l'Ouest d'ou 4,5 millions d'esclaves ont ete deportes au Bresil.
Nous avons aussi assiste a un spectacle de musiques et danses traditionnelles (maculele, capoeira...). L'ambiance de Salvador nous plait beaucoup.
Clement s'est encore fait un copain a la plage (Jose), un jeune adulte qui vend des boissons et qui parle un excellent français (encore un).
Nous partons demain pour Manaus, nous aurons sans doute des difficultes a donner des nouvelles quand nous remonterons l'Amazone pendant une semaine ou 2(n'est-ce pas Aurelie) alors pas de panique...
Louise

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Si la connexion le permet, nous allons essayer de donner des nouvelles.
Apres 7 jours passés à remonter l'Amazone, nous sommes dans la ville de la triple frontière : Brésil / Colombie / Pérou.
La croisière a été un grand moment de calme dans notre voyage. Les paysages et les villages de pécheurs observés le long du fleuve ont été à la hauteur de notre imagination.
Nous repartons sur l'Amazone cette nuit pour encore une journée afin d'atteindre Iquitos au Pérou.
Nous donnerons des nouvelles plus détaillées à partir de cette grande ville, nous l'espérons, et peut-être même des photos.
En attendant, vous pouvez toujours voir celles de Rio et du Minas Gerais dans la rubrique "photos".
Bon anniversaire à Léna (nous n'avons pas réussi à ouvrir Orange pour un message plus personnel).
Gros bisous à tous.
Louise
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1er juillet
On est monté dans le bateau vers 13 heures et on s'est reposé dans notre chambre. 16 heures, l'heure du départ. Les premiers miles dans la ville de Manaus, puis la nature tout autour, une avancée calme à contre courant sur une eau plate. Mon rêve commence enfin. Le spectacle est grandiose, des rives verdoyantes, des oiseaux, des dauphins, des maisons de bois posées sur pilotis ou flottantes et des villages sur terre plus ou moins ferme, défilent devant nos yeux ébahis. Pour le repas, prévu à 17 heures, dans le réfectoire par vague de 25 personnes, une soupe simple mais délicieuse nous est servie.
Ensuite nous allons nous mettre en tenue de soirée (pantalon, manches longues et produit anti-moustiques). Quand nous ressortons pour monter sur le pont supérieur, où la télévision et la musique fonctionnent de concert, la nuit est tombée, et là, plus de mots pour exprimer le spectacle. La lune pour nous accueillir s'est parée de ses plus beaux atours, et pareille à un miroir d'or nous renvoie sa lumière sur les eaux ondulantes. Nous restons assis, dans le silence, Clément serré contre moi, réunis par le même sentiment, ne communiquant que par l'étreinte qui nous unis. A ce moment, je suis au delà de tout, dans un autre monde, le lieu où le rêve rejoint la réalité, où la réalité rejoint le rêve. La boucle est fermée, elle nous entoure, nous sommes le monde.
L'intensité des sentiments fait que tous les extrêmes se rejoignent, se mélangent pour former quelque chose d'inexplicable, de magique. On est sorti du monde réel mais on en est le coeur, la vie prend tout son sens, la vraie valeur est révélée. Il faut vivre la vie pour la comprendre, pour l'aimer. C'est le fait de la vivre intensément, de chercher à la comprendre, de l'apprécier telle qu'elle est, qui fait que l'on peut lui donner de l'amour et de la valeur.
Nous sommes descendus nous coucher les yeux brillants des milliers d'éclats de lune renvoyés par le fleuve, ses berges, ses maisons, ses habitants, et qui, calmement comme le fleuve, un par un, viennent nous perforer le coeur dans un bonheur absolu que seul le sommeil viendra ajourner. Nos rêves cette nuit ne seront pas des rêves mais le reflet de ce que nous avons vécu ce soir.
Cette soirée restera à jamais gravée dans nos coeurs.
Daniel
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Apres une semaine passée sur l'eau, nous voici à nouveau sur la terre ferme. Daniel tanguait encore un peu dans son lit hier soir, mais c'est passé maintenant.
Nous sommes encore en Amazonie mais, au coeur de la ville, ce n'est déjà plus pareil.
Pas facile de résumer une semaine de voyage même si on peut penser que c'est toujours la même chose. Chaque jour a été différent en fait. Pas de distinction au niveau des menus, toujours les mêmes eux (riz, spaghetti, haricots rouges et viande à tous les repas : boeuf à midi, poulet le soir) mais excellents, il nous manquait juste un peu de légumes (on avait prévu les fruits à Manaus heureusement).
Au fil des escales du cargo qui déchargeait une ou 2 fois par jour (ou par nuit) passagers et marchandises, on pouvait observer pendant 2 heures environ la vie dans les petites villes. Le déchargement des marchandises était un spectacle à lui tout seul : manutentionnaires en tongs, souvent torse nu (à cause de la chaleur bien sûr), le tout porté à bout de bras (les normes de sécurité européennes sont loin de leur préoccupations). Et les badauds venus passer un moment, l'arrivée d'un bateau étant un événement.

Les cargos remontant l'Amazone longent les rives où le courant est moins fort, contrairement à ceux qui descendent qui circulent au milieu (et vu la largeur, ce n'est pas un détail). Du coup, nous pouvons voir d'assez près la vie dans les villages de pêcheurs. Des scènes comme la toilette, la lessive ou la vaisselle dans le fleuve sont quotidiennes ainsi que la relève des filets de pêche, la baignade des enfants pour le plaisir. L'aspect des maisons flottantes, sur pilotis et sur la terre ferme selon le terrain, varie de la masure à la propriété bien entretenue (maison peinte, bosquets de fleurs, potager...). Les plus beaux bâtiments sont, en général, l'église et l'école. Presque toujours, une parcelle a été arrachée à la forêt pour faire un stade de foot, eh oui, nous sommes encore au Brésil ! Un homme coupe l'herbe d'un stade à la machette ! Le réseau électrique est souvent arrivé jusqu'au village, des antennes paraboliques sont partout présentes mais la seule eau courante est celle du fleuve.
Sur le cargo, le contact ne s'est pas fait. Les Brésiliens d'Amazonie, pour beaucoup d'origine indienne, n'ont pas le tempérament des afro-brésiliens, ils sont beaucoup moins expansifs, plus distants, ils ne parlent pas beaucoup l'anglais. Du coup, les seuls vrais contacts, nous les avons eus avec les cuisinières et femmes de ménage du bateau, 2 charmantes jeunes femmes ne parlant que le portugais mais on s'en est sorti.
La ville de Tabatinga où nous avons fait une courte pause en attendant notre 2e bateau, un "rapido", cette fois, est une ville frontière visiblement très pauvre (pas de tout à l'égout, beaucoup de marchands ambulants, vendant jusqu'à de l'essence pour les innombrables motos qui constituent le principal moyen de locomotion...). Elle jouxte Leticia, sa consoeur colombienne, rien ne les sépare, on aurait pu y circuler librement, y aller juste pour ajouter un pays à notre palmarès mais on n'en n'a pas ressenti le besoin.
On a très bien mangé à Tabatinga, du poisson ou du boeuf servi dans une grande feuille de bananier (avec du riz et des haricots bien sûr).
La remontée de l'Amazone côté Pérou n'est guère différent, seuls des toits de chaume font la différence. Ce qui diffère beaucoup pour nous, c'est le moyen de transport. Nous naviguons entre 40 et 50 km/heure dans une espèce de "hors bord" où nous sautons parfois comme des crêpes, et c'est en 9 heures 30 seulement que nous atteignons Iquitos.
Nous allons maintenant essayer d'organiser une excursion dans la forêt.
Louise
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On est arrivé en Amazonie ou plus précisément à Iquitos. Grande ville mitigée au niveau de la population, c’est une ville qui contient de tout, c'est là qu'on voit vraiment la différence de richesse d'un quartier à l'autre. Iquitos est une ville inaccessible par voiture, les seuls moyens de s'y rendre c'est le bateau en descendant ou en remontant le fleuve, ou l'avion. Oui Iquitos est une ville posée là, sur le fleuve Amazone, en plein milieu de l'Amazonie.

Je suis un peu triste d'avoir quitter le Brésil. Le Brésil m'a beaucoup étonné, ça n'a rien à voir avec la France. Les gens sont curieux et très gentils. Même s'ils ne vous connaissent pas, ils viennent vers vous et vous parlent, en Brésilien d'abord, puis après en anglais et même parfois en Français. Le Brésil m'a beaucoup plu même si le temps passé là-bas a été très court. Après que le rêve de Daniel "remonter l'Amazone", se soit réalisé, nous allons bientôt réaliser mon rêve celui de faire une excursion en Amazonie. J'attendait avec impatience ce moment : celui de rentrer dans la forêt d'Amazonie et découvrir cette magnifique végétation. En attendant je finis d'écrire mon point de vue sur le commencement de ce tour du monde.
Clément
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Nous voilà de retour de 4 jours dans la jungle. C'était tout simplement fabuleux.
Nous avions bien choisi notre Lodge (agence qui possède des bungalows aménagés). A 140 km de Iquitos, en amont sur l'Amazone, dans une forêt encore vierge (villages sans électricité), nous étions logés dans des bungalows en bois, aux toits de chaume, sur pilotis (à la saison humide, ils sont dans l'eau), reliés entre eux par des passerelles en bois, très confortables, avec salles de bain carrelées au sol (douche à l'eau du fleuve comme sur le cargo), éclairage aux lampes à pétrole, sous-plafond et cloisons faits en moustiquaires (nous étions à l'abri des tarentules et des serpents !), balcon donnant sur la jungle. Nous étions au coeur des bruits de la forêt, essentiellement des oiseaux mais à profusion.
Accompagnés de guides locaux, connaissant leur jungle parfaitement (noms des animaux en espagnol, en anglais et en latin) et très attentionnés (comme tout le personnel d'ailleurs, des habitants du village, employés par le Lodge), nous avons fait des randonnées dans la forêt (3 heures maxi) où nous avons découvert plusieurs espèces de singes, des oiseaux par dizaines, des insectes inconnus de nous, un iguane, un paresseux et une flore très impressionnante.
De nuit, sortis en bateau, nous avons observé les animaux nocturnes : chauve-souris, oiseaux.
Clément a eu la chance de tenir un caïman de 3 ou 4 mois (35 cm environ), dans ses mains. Il était prisonnier d'un filet de pêche et notre guide l'a libéré. Encore une fois, nous avons pu constater la beauté du ciel en Amérique du Sud : des milliers de constellations, la voie lactée...
Nous nous sommes également essayés à la pêche aux piranhas et les avons mangés le soir même. Clément a même tenté la pêche à la lance et a réussi à attraper un petit poisson.
Nous avons également vu d'assez près les fameux dauphins roses et nous nous sommes baignés non loin d'eux dans la rivière Amazone.
Rien de spectaculaire : pas de jaguar, pas d'anaconda... il faut s'enfoncer plusieurs jours dans la jungle pour les observer. Mais une nature préservée, de toute beauté.

Nous sommes aussi allés rendre visite aux villageois, non loin du lodge. Les femmes pratiquent un peu d'artisanat (des colliers surtout en graines locales, parfois agrémentées de dents de piranhas ou autres). Encore une fois Clément a établi le contact avec les enfants en faisant une partie de foot avec eux (sans chaussure comme les autres) pendant que de notre côté nous assistions à une partie de volley entre adultes. C'était la fin de la journée pour eux vers 16 heures, après une journée de labeur (pêche pour les hommes à la lance ou au filet, lessive etc. pour les femmes, toujours dans le fleuve). Notre guide nous explique qu'à cause des moustiques, ils sont obligés de se coucher à la tombée de la nuit (ils ont des moustiquaires), c'est-à-dire vers 18h30. Aussi, ils sont levés dès le lever du soleil.
Ils vivent plus que simplement (sans électricité) mais ils savent s'amuser, même les femmes jouent au volley et même plus que bien (le fait qu'ils parient de l'argent y est peut-être pour quelque chose). Le dimanche débute en principe par un match de foot, d'abord entre hommes, puis vient le tour des femmes, nous raconte Julio.
Les enfants ne vont pas à l'école depuis une semaine car les profs sont en grève (il n'y a pas que chez nous). Contrairement au Brésil, l'école est gratuite au Pérou mais très peu peuvent aller à l'université.
Cette plongée dans la jungle, dans ce calme juste troublé par le chant de la multitude d'oiseaux aux couleurs vives ou non, nous a vraiment enchantés. Dur, dur, de revenir à la ville, même avec l'électricité.
Ce matin, de retour à Iquitos, nous sommes allés sur le marché de Belen et nous avons retrouvé quelques images et odeurs venues tout droit de la jungle (poissons, fruits, plats cuisinés locaux qu'on nous avait servis au Lodge, escargots monstrueux dont nous avions observé les oeufs...). Nous avons également loué une barque et son conducteur nous a fait faire un tour du village flottant. Sur le fleuve, nous rencontrons des minis restaurants flottants (une barque avec des gamelles de plats cuisinés). Les Péruviens appellent ce quartier "Los Chinos", c'est un petit aperçu de l'Asie.
Lundi nous quitterons Iquitos et l'Amazonie après 2 semaines avec sans doute un petit pincement au coeur. Cette région, aussi bien côté brésilien que péruvien, nous avons vraiment séduits.
Louise
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Quand mon rêve se réalise enfin, je découvre ma nouvelle maison pour quatre jours et trois nuits. C’est un bungalow très confortable malheureusement sans électricité et avec des douches alimenter par l'eau froide du fleuve Amazone. Pour l'éclairage deux lampes à pétrole sont à disposition. Ca n'éclaire pas beaucoup, mais on fait avec. L'après-midi de notre arrivée, notre guide organisa une petite randonnée dans la forêt Amazonienne. Et pendant tout notre séjour les activités ont jonglé entre la pêche au piranha à la canne mais aussi à la lance, seuls les indiens pêche à la lance et j'ai heureusement pu tester se moyen très spécial de pêcher le poisson. On a découvert la forêt à travers diverses balades. Mais on a aussi pu chercher le caïman à la nuit tombée, et après une trentaine de minute à naviguer sur l'eau nous avons eu la chance d'en apercevoir un. C’était un bébé d'environ trente centimètres, On s'est approché doucement et notre guide l’a attrapé d'un coup sec. Mais il l’a tout de suite lâché car le caïman était emmêlé dans un filet de pécheur. Il prit son couteau et libera le bébé caïman et c'est la que je pris dans mes mains pour la première fois de ma vie un caïman. Nous avons eu le privilège de voir des dauphins d'eau douce; mais aussi plein d'autre animaux comme une tarentule, divers espèce de singes, un écureuil, un paresseux, des chauve-souris, des dizaines d'espèce d'oiseaux dont, pleins de martins pécheurs, des aigrettes, des toucans, des oiseaux préhistorique et plein d'autre encore. Bref ses quatre jours ont été des moments riches d'expérience et très amusants.
Clément
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La forêt Amazonienne c'est fini. Malheureusement les 4 jours d'excursion on été bien trop court, mais très amusant. On a quitté les tarentules, les caïmans et tout les autres animaux peuplant l'Amazonie pour finalement revenir à Iquitos, cette ville si bruyante par rapport à notre Lodge en Amazonie. Je voulais absolument passer à la ferme au papillon dans un village à 12 km d'Iquitos. Même s'il faisait mauvais temps on y est passé quand même. Riche expérience, des singes apprivoisés sont en liberté dans l'immense jardin on a pu les toucher il venait tout seul vers nous il nous on suivit pendant toute la balade. Il y a même une femelle qui a apprivoisé mon père et a logé sur son épaule, elle a agressé ma mère par jalousie. On a vu, bien sur, des papillons, mais aussi un léopard en cage malheureusement, on a vu un tapir et un fourmilier.
Mais maintenant Iquitos c'est fini, nous sommes à Lima capitale du Pérou. C'est une ville assez triste dans l'ensemble car c'est juste une grande ville comme toutes les autres. Elle contient un tiers des habitants du Pérou, elle est recouverte 9 mois par an par la "garua" brume côtière qui ne laisse pas apparaître le soleil. Et on a perdu à peu près 15º par rapport à l'Amazonie, mais bon je n'ai pas à me plaindre, je fait un tour du monde et il faut bien qu'on ai des choses qui nous plaisent et d'autres non.
Clément
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Nous avons quitté l'Amazonie à regret.
Lima nous est d'abord apparue comme une ville grise et énormément polluée.
Après 3 jours, nous y trouvons quelques charmes. D'accord, c'est l'hiver, le soleil n'apparaît jamais et il y fait plutôt frais : 17º - 18ºC, mais on parvient à y percevoir au détour de nos visites des coins sympathiques.
D'abord nous y avons vu l'Océan Pacifique pour la première fois. Eh oui, ça y est : nous avons traversé l'Amérique du Sud de part en part, d'Est en Ouest. Pour l'instant, la baignade dans le Pacifique ne nous a pas encore tentée mais ça pourrait venir.
Les deux musées visités nous ont beaucoup appris sur l'art, l'histoire et les coutumes péruviennes notamment précolombiennes.
Le centre ville avec ses bâtiments coloniaux est très austère et très gris mais la banlieue plus résidentielle où nous logeons dans une pension familiale très chaleureuse est fort agréable.
Nous partons demain pour Pisco en bus.
A bientôt pour d'autres news.
Louise
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Et voilà, ce qui devait arriver, arriva !
Nous étions trop confiants depuis notre arrivée en Amérique Latine. Toutes les mises en garde nous avaient parues exagérées, nous n'avions ressenti absolument aucune insécurité, ni même un soupçon de quoi que ce soit.
Alors, arrivés à Pisco, le soleil que nous n'avions pas vu depuis 4 jours, apparaissant, il nous a pris l'envie d'aller sur la plage, malgré les conseils du guide Lonely Planet. C'est là que nous nous sommes fait voler nos 2 sacs à dos (il nous reste celui de Clément) avec tout leur contenu : appareil photo de Daniel avec les photos de la ferme aux papillons et de Lima (on a encore celui de Clément), PDA et tout son contenu (comptes..), lampes électriques, boussole (désolé Fabrice), et le plus grave : les lunettes de vue de Daniel, notre guide du Pérou, mon 2e carnet de voyage (le 1er a été expédié à Lima), notre traitement contre le palud (il nous restait 3 ou 4 jours) et bien d'autres choses encore comme nos montres (il nous reste encore celle de Clément), des bouquins (désolés Diane et Aurélie, on a sauvé Tandems africains !).
Ce ne sont que des choses matérielles que nous remplacerons pour certaines (une famille française de Seine-et-Marne voyageant avec 2 fillettes de 4 et 5 ans et demi, ayant terminé leur périple en Equateur et au Pérou, nous a gentiment offert leur Routard) mais nous avons été un peu choqués et même si nous refusons de tomber dans la paranoïa, nous allons nous méfier un peu plus désormais. Hélas, j'ai, pour l'instant, perdu l'envie de poursuivre un carnet de voyage, peut-être cela reviendra-t-il plus tard ?
A part cela, le centre ville de Pisco était plutôt sympathique et animé. Nous avons fait une excursion aux Iles Ballestas où nous avons pu observer du bateau pingouins, otaries, cormorans et d'autres espèces d'oiseaux. Ensuite, nous avons parcouru en bus la réserve nationale de Paracas en faisant quelques haltes à pied, ça et là, dans ce désert côtier : formation rocheuse nommée la Catedral, une falaise formant une arche dans la mer à cause de l'érosion (un peu comme en Bretagne), petit port de pêche où s'agglutinent une multitude de pélicans...

De Pisco, nous avons pris un bus pour Ica et un taxi pour l'Oasis de Huacachina. Ce petit village touristique est entouré de superbes dunes sur lesquelles Clément a pu s'initier au sand board.
Nous partons dans une heure, par un bus de nuit, pour Arequipa (10 heures de trajet). Nous y resterons certainement quelques jours et pourront ajouter les photos prises après le vol.

L'aventure continue, nous n'allons pas nous décourager pour si peu !
Louise
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Que de choses à raconter depuis notre départ de Ica !
Le séjour à Arequipa a été finalement plus bref que prévu. Nous nous sommes rendus compte que si nous voulions faire un trek à Cuzco, le temps allait nous manquer un peu. Alors, ce voyage étant une succession de décisions à prendre, nous avons fait l'impasse sur le canyon de la Colca et ses condors ! La ville de Arequipa est très jolie et agréable malgré la multitude de touristes en cette saison. Située à 2 400 mètres d'altitude, c'était notre première étape dans les Andes avant d'affronter l'altitude de Cuzco. Un peu essoufflés le premier jour, nous nous sommes très vite accoutumés. Nous avons été reçus dans une pension par une vieille dame péruvienne parlant le français couramment, nous y avons visité le musée où se trouve la momie Juanita, découverte en 1995 après l'éruption du volcan voisin qui l'a sortie de sa prison de glace (fillette de 15 ans sacrifiée par les Incas pour leurs dieux comme beaucoup d'autres enfants) ainsi que le monastère Santa Catalina. Nous y avons goûté pour la première fois le maté de coca (infusion de feuilles de coca, offerte dans le bus ou à notre arrivée à l'hôtel à Cuzco) et le cuy (cochon d'inde, plat préféré des Andins, ils les élèvent comme les lapins chez nous).

Après 2 jours, nous avons pris un bus de jour, cette fois, pour Cuzco (12 heures). Cela nous a permis de découvrir enfin les paysages andins, une réserve pour la protection des vigognes (plusieurs troupeaux observés du bus ainsi que d'alpagas et de lamas), des lacs d'un bleu éclatant et des montagnes désertiques, ponctuées ça et là de villages.
Ce premier jour à une altitude approchant parfois les 4 000 mètres a été assez difficile à cause du soroche, le mal des montagnes, surtout pour Clément qui a souffert de très gros maux de tête.
La première nuit à Cuzco a été aussi pénible en raison de la sécheresse de l'air (on est passé d'un extrême à l'autre).
Cuzco, à 3 400 mètres, capitale de l'Empire Inca, est la ville touristique par excellence mais elle a beaucoup de charmes. Nous avons passé la première journée à organiser notre séjour et notamment notre trek tout en arpentant les petites rues, dans le quartier San Blas surtout qui surplombe la Plaza des Armas (il y en a une dans chaque ville péruvienne, coeur de la ville).
Le second jour, nous avons opté pour un tour des principaux sites archéologiques dans et autour de la ville avec une agence. C'était un peu frustrant car trop rapide (5 sites en un après-midi) mais intéressant tout de même. Cela nous a aussi permis de vérifier que nous nous accoutumions très bien à l'altitude.
Nous avons aussi goûté à l'alpaga et au lama (excellent, cela ressemble assez au boeuf).

Puis ce fut la découverte en plein air des paysages andins en VTT et à pied et enfin du célèbre Machu Pichu. Mais ce sera pour une autre connexion car il se fait tard et nous reprenons le bus demain matin très tôt pour la Bolivie.
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Nous savions qu'il était impossible d'entreprendre le célèbre chemin de l'Inca pour atteindre le Machu Pichu à pied puisqu'il est réservé jusqu'en octobre (il n'est accessible qu'avec guide et limité en nombre de marcheurs par mesure de protection). Mais nous avions tellement envie d'y arriver à pied et non en train puis en bus avec le flot de touristes.
Après consultation de plusieurs agences, nous en avons choisi une proposant le premier jour en VTT puis 3 jours de marche, le troisième jour étant l'ascension du Machu Pichu et sa visite. Le prix proposé était de moitié par rapport aux autres agences mais comme nous n'avions qu'un retour en train et que ce qui coûte le plus cher c'est le train et l'entrée sur le site archéologique, nous nous sommes dit que l'agence y gagnait quand même.
1er jour :
Le rendez-vous était donné à 7 h à l'hôtel. La personne de l'agence s'est présentée à 8h15, cela commençait bien !
Elle hèle un taxi et nous emmène à une gare routière en plein coeur de la ville, réservée aux bus locaux. Là elle cherche son contact pendant une vingtaine de minutes. Lorsqu'elle le trouve, il nous apprend que notre bus ne part pas en raison d'un glissement de terrain sur la route (on nous dit aussi que c'est parce que le bus n'est pas assez plein). Un autre bus, déjà plein comme un oeuf, doit partir pour la même destination mais il n'y a que 2 places assises restantes. Or, nous sommes 6 : nous trois, 2 canadiens anglophones Tony et Wil et notre guide Auqui. Les tractations commencent pendant que nous faisons connaissance avec nos VTT et nos futurs coéquipiers. Enfin, la compagnie de bus accepte que 4 personnes fassent le trajet debout (il y a 4 heures de route). On charge les VTT sur le toit et en avant.
Enfin nous partons à 9h. Clément et moi sommes assis, les 4 autres aussi pour l'instant jusqu'à la première escale dans une heure car les places sont réservées à partir de là.
Nous traversons la ville de Urubamba : là Daniel, Auqui, Tony et Wil sont debout. Au bout de 1h30, Clément et moi laisserons nos places à Daniel et Auqui.
Il faut imaginer la difficulté à rester debout sur ce type de trajet. Une route de montagne très sinueuse qui va s'élever jusqu'à 5 000 mètres. A chaque virage ou chaque fois que la route n'est pas protégée du vide, parfois quelques 1 000 mètres de dénivelé plus bas, on a vite fait de penser que notre dernière heure est arrivée.
Puis, après le passage du col à 5 000 m, peu après la descente, un amoncellement de bus, de camions, de voitures à l'arrêt : la route est bel et bien coupée par un glissement de terrain. Nous sommes au milieu de nulle part à environ 4 200 m d'altitude. Notre guide nous fait savoir que nous allons continuer à pied en poussant les VTT dans la montagne sur 200 m de dénivelé avant d'atteindre l'autre versant de la montagne où d'autres bus attendent pour continuer la descente.
Nous voilà dans un flot ininterrompu de passagers, la plupart des Péruviens de tous âges, rejoignant leur ville ou leur village, chargés de baluchons, de cartons, d'enfants enveloppés dans leur poncho ; et nous, poussant nos VTT sur un terrain plus que glissant, Daniel souffrant de l'altitude (il a beaucoup de mal à respirer). Nous qui voulions de l'aventure, nous sommes gâtés !
Après une heure, nous arrivons au col, notre guide rebrousse chemin et retourne au bus pour aller chercher l'équipement (casques, gants...). Pendant les 20 min de son absence, nous avons le temps de nous restaurer un peu (un pique-nique nous a été distribué), il est 14 h !
Lorsque Auqui nous rejoint, nous attaquons la descente, toujours en poussant les VTT car cette portion est impraticable (bourbier). Quand nous arrivons au point de rendez-vous des bus, le nôtre est déjà parti ! Qu'à cela ne tienne, maintenant la route est praticable, nous avons nos VTT, nous ferons 80 km de descente aujourd'hui au lieu des 45 km pépères prévus. Auqui ne nous cache pas que nous y arriverons à la nuit et qu'il ne faudra pas trop traîner. Moi qui est horreur des descentes, il va falloir en plus que je speede !

La 1e heure se passe assez bien, la route est bétonnée, excepté quelques passages à gué un peu délicats. D'ailleurs, dès le premier, mes baskets sont complètement trempés, ils moisiront par la suite dans mon sac à dos (je serai quitte pour en racheter une paire neuve à La Paz). Nous voilà en train de dévaler une route des Andes aux paysages somptueux, nous descendrons ainsi de 4 400 m à 1 260 dans la vallée en 5 heures, de la cime des montagnes jusqu'à la forêt pluviale et la jungle (avec ces sons connus de nous maintenant : les perroquets et d'autres oiseaux que nous n'avions entendus qu'en Amazonie). Quel dépaysement !
La 2e partie (4 h en tout) va s'avérer bien plus difficile pour moi. La route s'est transformée en piste avec des cailloux et des trous partout, n'étant pas à l'aise dans ces conditions sur mon VTT, je vais souffrir énormément (les bus, les voitures qui nous dépassent nous enveloppent à chaque fois de nuages de poussière). Mais quel spectacle ! Au détour des villages, les enfants et aussi les adultes nous encouragent avec des "Ola amigos", certains nous applaudissent. C'est pas le Tour de France, mais quelle ambiance !
Puis à partir de 18h30, la nuit étant là, Daniel, Clément et moi décidons de continuer à pied en poussant les vélos, nous n'avons aucun feu, les véhicules continuent de circuler, la route est encore dangereuse (des ravins vertigineux). Vers 19h30, nous arrivons enfin à Santa Maria, le village où nous allons dormir. Nous sommes fiers de nous, notre guide aussi (il était un peu inquiet vu les conditions). Après une bonne douche et un repas excellent, nous nous endormons sans demander notre reste. Hélas, je suis réveillée à 3h15 par un groupe démarrant sa journée très tôt. Quant à nous, nous devons nous lever à 5h, notre 2e journée s'annonce très longue.
2ème jour :
Après un petit déjeuner excellent et copieux, il est 6h et nous voilà repartis pour une longue journée de marche (12 h en tout avec les pauses).
Le rythme est d'emblée très soutenu. Nous surplombons le torrent, et nous nous élevons de plus en plus. Il commence à faire très chaud et l'ascension n'est pas facile. Enfin, vers 9h, nous atteignons un village où une jeune fille nous offre des fruits frais (clémentines, bananes...). Et puis, nous repartons. Cette partie va s'avérer très difficile, non pas en dénivelé (cela monte et cela descend), mais parce que pendant 2h au moins, nous allons être à flanc de falaise au-dessus du torrent sur un sentier laissant juste la place pour nos 2 pieds, avec nos sacs à dos de 6 à 8 kg, et Daniel avec son vertige (là encore, on a bien cru que notre dernière heure était arrivée !). Puis nous traversons les champs de bananiers ou de coca (la culture est autorisée au Pérou, comme en Bolivie, et la consommation des feuilles en infusion ou autre, mais pas la vente en grandes quantités).

Vers midi, nous arrivons dans un village pour le déjeuner. Clément fait la connaissance d'un petit garçon de 7 ans avec qui il va échanger pendant une bonne demi heure, autour d'une chatte et des ses chatons (le petit garçon lui apprenant des mots en espagnol et lui en français). De nouveau, nous engloutissons un repas excellent et puis c'est reparti. L'après-midi, nous redescendons au niveau de la rivière que nous longeons pendant un bon moment. Nous aurons aussi le passage d'un pont suspendu juste avant lequel Clément se blessera au bras en jouant (la trousse de secours que nous nous traînons sera très utile) puis une autre traversée de la rivière, cette fois, sur un siège suspendu à une tyrolienne. Que de sensations et de trouille aussi pour ma part ! Clément et Daniel ont adoré, enfin c'est ce qu'ils disent !
Ce qui est marrant, c'est de voir régulièrement au fil du chemin très peu fréquenté, des Péruviens installés sous une hutte, vendant des boissons et des encas aux marcheurs. Que d'efforts pour acheminer tout cela chaque jour pour gagner quelques soles !
Vers 16h, nous arrivons dans une espèce de station thermale en pleine jungle. En effet, une source d'eaux chaudes (environ 36ºC) a permis aux habitants de Santa Teresa, un village à une heure de marche environ, d'aménager de véritables piscines en plein air avec vestiaires, douches, WC, buvette : nous n'en croyons pas nos yeux.
Nous profitons de cette eau "bénie" pendant une heure, puis nous grimpons jusqu'au village où nous allons passer la nuit. A 18h, nous pouvons enfin souffler. Quelle journée bien remplie !
3ème jour :
La journée sera plus cool aujourd'hui. D'abord, nous ne partons qu'à 7h ce matin. Ensuite nous redescendons à la rivière et prenons immédiatement une nouvelle fois cette tyrolienne tant redoutée. Nous croisons en chemin des enfants allant à l'école à la ville et habitant de l'autre côté de la rivière. Nous nous demandons s'ils traversent tout seuls avec la tyrolienne ou s'ils attendent un adulte, nous n'aurons pas la réponse.
Après un petit moment de marche, nous laissons nos sacs à dos dans un hameau, et continuons à grimper vers une cascade au milieu des bananiers, des caféiers et des cacaoïers. Un homme est en train de laver sa petite récolte de café qu'il a déjà triée à l'aide d'une machine très sommaire qui sépare le grain de l'écorce. Ensuite, il l'a mettra à sécher avant de la faire griller.
Nous arrivons à la cascade qui n'a rien d'extraordinaire mais jolie quand même, récupérons nos sacs puis poursuivons. De là, nous nous dirigeons vers la centrale hydroélectrique. Nous traversons la rivière et arrivons à la gare ferroviaire qui dessert ce village vivant essentiellement de la centrale. Nous marcherons sur la voie ferrée jusqu'à la fin de la journée. Là il est 11h et Auqui nous informe que nous sommes en avance et que nous ferons une pause de 2h. Le déjeuner sera servi vers midi. Nous nous installons sur la terrasse de ce petit restaurant ombragé et jouons aux cartes. Avec Clément, nous apprenons d'abord à jouer au rami à Wil puis c'est lui qui nous apprend à jouer au "floon", un jeu très intéressant.
Après le repas toujours délicieux, nous repartons sur notre voie ferrée. Deux trains se succèdent en face de nous, roulant presque au pas dans cette vallée très encaissée. Nous les entendons arriver de loin. Pendant ce trajet, Clément file devant avec Tony, tous les deux discutant en anglais et en français. Nous entendons tout le long des perroquets, des oiseaux exotiques au chant très mélodieux. Auqui nous montre que nous sommes au pied du Machu Pichu sur le flanc opposé à celui que nous grimperons demain. Nous sommes si près du but et si impatients.

En fin d'après-midi, nous atteignons la gare suivante où des gens attendent. Nous quittons notre voie ferrée et regagnons pour une demi-heure la route sur laquelle les bus faisant la navette de Agua Calientes au Machu Pichu se croisent de manière incessante.
Nous atteignons finalement notre hôtel où Clément est ravi de trouver un poste de télévision et ne ressortons que pour aller dîner. La nuit sera encore courte, nous devons nous lever à 4h pour essayer d'être au sommet du site à l'ouverture (6 h).
4ème jour :
Avec notre lampe torche (celle que nous avons rachetée suite au vol), nous avançons dans la nuit (il est 4h45) à pas pressés, nous ne sommes pas tout seuls, d'autres filent aussi vers ce sommet tant attendu. L'ascension à ce rythme très rapide va s'avérer difficile pour moi, c'est une succession de marches d'escaliers très hautes qui montent raides. Clément, entraîné par Wil, y arrivera en 45 min, avec Daniel, nous les rejoindrons 45 min plus tard vers 6h20. De toute façon, le guide qui va nous faire la visite n'est pas encore là. Nous nous retrouvons dans la queue, eh oui, les premiers bus partant à 5h30, nous n'avons pu éviter totalement le flot des autres touristes !
Nous voilà enfin sur ce site magique à environ 2 400 m. Le soleil n'est pas encore levé, nous assisterons à son lever au milieu d'un temple où il viendra éclairer la tête du condor sculpté là exprès. C'est fascinant. Dès l'arrivée, j'ai le souffle coupé (au sens figuré car je l'ai déjà retrouvé) par tant de beauté. On comprend bien le choix de ce site par les Incas. Entouré de montagnes magnifiques, il les rapprochait de leurs dieux. 
Après 1h30 de visite avec le guide qui nous apprend pas mal de choses sur les coutumes incas (leurs connaissances de l'hydraulique et de l'astronomie), nous avons le loisir de nous promener à notre guise. Nous décidons de prendre un bout du Chemin de l'Inca (une heure de montée) vers la Porte du Soleil pour avoir une vue plongeante sur le site, vertigineux ! Quand nous redescendons, l'affluence est à son comble. Nous devons redescendre, nous avons rendez-vous avec le groupe à 14h au resto de la veille pour le déjeuner. Nous essayons de dévaler la pente pour ne pas être en retard. Arrivés à Agua Calientes, on nous apprend que notre train part à 14h30, nous aurons juste le temps d'acheter des sandwiches. Nous faisons nos adieux à Auqui qui ne nous accompagne pas pour le retour et qui nous apprend que notre train s'arrête à Ollataytambo et qu'il faudra nous débrouiller pour aller jusqu'à Cuzco par nos propres moyens. Nous prendrons un taxi avec Tony et Wil (6 dans la voiture avec le chauffeur pendant presque 2h) et nous filerons tout droit à l'agence nous le faire rembourser parce notre facture comprenait le retour jusqu'à Cuzco.
L'aventure et les imprévus nous auront poursuivis jusqu'au bout mais nous sommes si fiers de l'avoir vécu et d'avoir surmonté tous ces obstacles ! Et quel spectacle chaque jour !
Louise
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Vous pouvez voir les photos jusque à aujourd'hui
Daniel
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Nous ne prenons pas le temps de souffler, car dès le lendemain nous prenons un bus tôt le matin pour Puno au bord du Lac Titicaca. Est-ce le contrecoup de nos 4 jours intenses, arrivés en fin de journée à Puno, dans un hôtel minable (nous devons faire des économies), nous nous y sentons tristes, il y fait froid, nous sommes à 3 800 m (c'est dommage, c'est mon anniversaire ! mais les jours précédents ont été un pur bonheur, alors cela n'a aucune importance)? Cela tombe bien, nous avons prévu de partir le lendemain pour La Paz. Nous aurions bien aimé faire une virée sur une des îles du Lac, mais notre temps commence à être compté si nous voulons faire une excursion sur le Salar de Uyuni en Bolivie.
Nous partons donc au petit matin dans un bus bondé de français notamment. Au bout de 45 min, le bus est en rade au bord de la route, tout le monde descend (quand ce ne sont pas les pannes de bateau ou les glissements de terrain, ce sont les bus qui n'en font qu'à leur tête, le Pérou aura été plein d'imprévus décidément). Au bout de quelques minutes, à 4 000 m d'altitude, s'engage une partie de football entre tous les jeunes adultes et enfants, passagers du bus.
Un nouveau bus arrive (nous y gagnons au change, il est plus récent) et nous voilà repartis. La route va longer ou surplomber le Lac Titicaca, d'un bleu intense, sur lequel se détachent les montagnes enneigées, que c'est beau !
Nous passons la frontière entre le Pérou et la Bolivie avec toutes les formalités et tous les tampons (nous assistons à cette occasion à notre premier défilé bolivien, la fête nationale péruvienne vient de se terminer, c'est la bolivienne qui commence car, dans ces pays, ils font ça sur plusieurs jours). Vers midi, nous arrivons dans la ville bolivienne de Copacabana. Là nous devons attendre le bus bolivien qui nous amènera jusqu'à La Paz, ça nous laisse le temps de déjeuner.
Nous reprenons notre route, puis plus tard on nous demande de descendre du bus à nouveau car nous allons traverser le lac, les passagers dans un petit bateau à moteur contenant une vingtaine de personnes et le bus tout seul sur un bac. Ce ballet de bus et de passagers sur cette portion très étroite du Lac est un spectacle assez amusant. Nous avons eu notre mini croisière sur le Lac finalement !
Vers 17h30, nous atteindrons enfin La Paz (on nous avait dit 15h) et avec les bouchons de fin de journée, nous arriverons en centre ville vers 18h30 (quelle longue journée encore). Du coup, nous décidons de reporter notre départ pour Uyuni d'une journée car nous avons vraiment besoin de nous reposer, nous ne pouvons plus enchaîner les heures de bus. En plus, comme nous allons encore prendre un bus de nuit le surlendemain, nous optons pour un hôtel plus chic, cette fois (nous en avons un peu marre des hôtels minables, sans eau chaude, avec des souris parfois), tant pis pour le budget (il nous coûtera 34 euros au lieu de nos 15 euros habituels).
Ces 2 jours à La Paz seront très reposants, d'abord grâce à cet hôtel très agréable, puis parce que nous prendrons notre temps (faire laver notre linge sale datant du trek, mettre des news et des photos sur Internet...). Nous avons apprécié de déambuler dans les rues du centre de La Paz sans but précis en flânant sur les différents marchés (de la Sorcellerie avec ces foetus de lamas, ces herbes aux odeurs envoûtantes..., de l'artisanat où nous avons fait l'achat des cadeaux d'anniversaire à venir..., de fruits, de pommes de terre -il y en a 2 000 espèces différentes dans les Andes).

Grâce à Daniel et à ses ennuis successifs (d'abord réparation de ses lunettes à Iquitos, puis vol desdites lunettes, maintenant c'est une couronne dentaire qui vient de tomber), nous allons faire connaissance des quartiers chics de La Paz pour trouver un dentiste recommandé par notre guide Lonely Planet. La Paz, la capitale la plus haute du monde, s'étage de 3 200 à 4 000 mètres, les plus riches habitant les bas quartiers, les plus pauvres en haut.
Cette partie de la ville est moins grouillante, les résidences et les pavillons se succèdent.
Le dentiste cimentera la dent de Daniel pour 40 euros mais elle retombera dès le lendemain, il n'a vraiment pas de chance. Nous verrons à Santiago de Chili si nous trouvons quelqu'un de plus compétent.
Nous aurons le temps de visiter aussi le Musée de la Coca qui montre son usage au travers du temps dans les populations andines puis son détournement dans les populations occidentales, la naissance du Coca Cola... (il y a toujours des feuilles de coca dans sa composition mais plus de cocaïne comme à son origine).
La Paz est une ville très attachante, débordante de vie, d'odeurs...
Nous n'avons pas vraiment l'impression d'avoir quitté le Pérou, tellement les populations, la langue sont similaires. Il y a certes la monnaie qui change et le coût de la vie, la Bolivie est plus intéressante pour nous, Européens.
Après un moment d'adaptation en sortant du Brésil où nous avions trouvé les gens si chaleureux, surtout les afro-brésiliens, nous avons finalement trouvé les Péruviens très sympathiques aussi, à leur façon, avec plus de distance certes. Nous avons adoré le Pérou, ses paysages si divers (l'Amazonie, Lima, le désert côtier et ses dunes, puis les Andes) et sa cuisine si fine et excellente.
Après une nuit de bus mouvementée, nous sommes arrivés ce matin à Uyuni. Nous avons réservé notre excursion dans le Salar pour demain et filerons en 3 jours à la frontière chilienne où nous rejoindrons Santiago pour le 13 au plus tard. Pas de panique si pas de nouvelles pendant quelques jours...
Louise
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Le rendez-vous à l'agence était prévu à 10h30 et nous décollons à 11h20 : les Boliviens ne sont pas plus ponctuels que les Péruviens !
Notre chauffeur Saturnino n'est pas très bavard ni très expansif mais il se révèlera très efficace et très aimable. Trois jeunes Espagnols (Catalans exactement, de Barcelona) nous accompagnent dans notre 4x4 : Francisco, Jose-Maria et David. Ils parlent assez bien le français ce qui va nous rendre service pendant ces 3 jours.
Nous voilà partis. Nous nous arrêtons très vite à la sortie de la ville pour observer le cimetière des trains, c'est un amas de ferraille et de locomotives, laissées à l'abandon.
Puis pause dans un village qui vit de la production de sel et d'artisanat : des statuettes fabriquées en sel sont en vente.
Enfin, nous nous dirigeons vers le célèbre Salar de Uyuni, une étendue de 12 000 km2 (le plus grand désert de sel du monde), scintillant sous un soleil éclatant (nous sommes à 3 800 m environ et nous supportons très bien nos vestes de montagne malgré le soleil). Des petits tas sont en train de sécher, l'eau doit s'évaporer avant que le sel soit transporté au village voisin. Quelques photos pour immortaliser cet instant sur ce blanc éblouissant et nous voilà repartis. Nous nous arrêtons pour visiter un ancien hôtel de sel (tout est en sel : les murs, les meubles...), transformé désormais en musée, puis sur l'île des Pêcheurs (Isla des Pescadores), une colline recouverte de cactus d'une dizaine de mètres de haut pour certains, au beau milieu du Salar ! C'est la pause déjeuner en plein air puis nous avons une heure pour escalader l'île au milieu des cactus en luttant contre le vent qui essaie de nous déraciner à chaque instant !
Nous repartons ensuite et passons le reste de l'après-midi à traverser le Salar de part en part jusqu'à notre hôtel (en bordure de l'étendue de sel) que nous atteignons vers 16h30. Nous sommes le 1er groupe et profitons, avec nos collègues Espagnols, de la table de ping-pong présente. Avant le dîner, Clément est ravi de jouer au poker avec Francisco et Jose-Maria. Après manger, nous leur apprenons à jouer au "Floon", jeu de cartes appris avec les Canadiens.

Après une bonne nuit passée dans un dortoir à 6 (le groupe d'Allemands, parti à 5h30, très bruyant, a écourté un peu ma nuit !) et un petit-déjeuner bienvenu, nous reprenons la route. Cette fois, nous traversons non plus un désert de sel mais un désert de terre et de cailloux. Nous croisons quelques vigognes, quelques ânes, 2 petites autruches émeus et même un chat sauvage des Andes ! Nous nous demandons comment tous ces animaux peuvent survivre avec si peu de végétation pour se nourrir ! Parfois, dans cet univers aride, quelques champs de quinoa apparaissent.
Nous nous élevons de plus en plus en altitude avec des passages difficiles pour le 4x4 (Saturnino parle à un moment donné de route "Tum tum", onomatopée imitant le bruit que le véhicule fait sur les énormes caillasses qu'il doit affronter !). Nous nous arrêtons pour admirer un volcan dont j'ai oublié le nom et ses fumerolles. Clément en profite pour faire de l'escalade sur les rochers rencontrés.
Puis nous commençons à longer les différentes lagunes où se prélassent paisiblement des flamants roses cherchant leur nourriture dans les trous épargnés par la glace (eh oui, les températures sont négatives, ça promet pour la nuit qui vient !). Nous nous arrêtons au bord de l'une d'elles pour le déjeuner (en plein air évidemment). Des chacals, apparemment habitués à ces pauses casse-croûte attendent tout près les restes que nous laisserons.
Nous poursuivons notre route vers le Desierto Siloli, des heures au milieu de nulle part, de la terre ou du sable avec toutes les nuances du jaune au marron en passant par le rouge. Puis c'est un arrêt très bref (il fait trop froid pour s'attarder) au milieu de rochers dont un est nommé "l'arbre de pierre" en raison de sa forme. En fin de journée, nous arrivons à la Laguna Colorada (4 300 m) au sein de la réserve de faune andine "Eduardo Avaroa". C'est là que nous passerons notre seconde nuit dans une auberge de fortune, non abritée du froid et du vent (notre dortoir ne comporte même pas de fenêtre, juste un plastique pour isoler de l'extérieur). Comme il fait encore jour, nous en profitons pour nous promener au bord de la lagune et observer les flamants roses. Nous sommes au pied de plusieurs volcans, apparemment très sages pour l'instant, d'ailleurs une source chaude se jette dans la lagune. Il fait environ moins 10 degrés, je n'arrive pas à me réchauffer malgré l'épaisseur de mes vêtements à cause du vent glacial qui nous cingle, je marche comme un pingouin, Daniel et Clément se moquent de moi !
A 18h30, on nous sert le repas du soir. Nous mangeons avec nos grosses vestes (impossible de les quitter), la soupe et les spaghettis servis ne nous réchaufferont que momentanément. Nous essayons de jouer un peu aux cartes avec nos amis espagnols mais vers 20h30, transis de froid, nous décidons d'aller nous coucher. Malgré nos sacs de couchage prévus pour 5 degrés et 3 couvertures dans le lit, je grelotte toute la nuit (il doit faire moins 20 degrés dehors, peut-être encore moins, et au-dessous de zéro dedans, Saturnino est très approximatif quand on lui pose la question : on avait déjà remarquer ça avec les Péruviens également, les altitudes, les temps de marche, c'est toujours à peu près...).

Nous nous levons vers 5h (eh oui, c'est dur la vie de touristes au coeur de la Bolivie !), soulagés de monter dans la voiture (le petit-déjeuner, ce sera pour plus tard). Vers 7h, nous faisons une pause au beau milieu des geysers Sol de Manana : là un jet de vapeur de plusieurs mètres (la sensation de chaleur ne dure qu'un temps hélas, il doit faire encore moins 15 degrés), là des cratères avec de petits jets de boue à 200 degrés. Nous ne nous attardons pas, il fait trop froid et l'odeur de soufre n'est pas très plaisante au petit matin, le ventre vide.
La pause suivante se situe au Salar de Chalviri où une piscine a été aménagée (en plein air bien sûr) à partir d'une source chaude (37 degrés). Il est 8h du matin, il fait environ moins 15 degrés, impossible pour moi de me dévêtir même si cette eau chaude me tente. D'autres tentent l'expérience, le plus difficile est de ressortir tout mouillé.
Nous poursuivons vers la Laguna Blanca et la Laguna Verde (nous sommes à 4 500 m) et il fait toujours aussi froid. Saturnino nous emmène ensuite à deux pas de la frontière chilienne dans un hameau où nous prenons enfin notre petit déjeuner (il est déjà 9h30 !). Le soleil commence à nous réchauffer un peu. Là nous attendons le minibus qui doit arriver du Chili. Nous faisons nos adieux à notre chauffeur et nous voilà sortis de Bolivie. Cela a été un séjour très bref, mais que de paysages magnifiques traversés ! Même le grand froid n'a pas entamé notre enthousiasme.

Dès le passage de la frontière, nous réalisons que nous sommes dans un autre pays. La route chilienne est immédiatement goudronnée avec marquage horizontal (nous n'en avons jamais vu en Bolivie) et panneaux de signalisation. Nos amis espagnols retrouvent du réseau sur le téléphone portable. Bonjour le Chili.
La route n'en finit pas de descendre sur une cinquantaine de km, nous passerons de 4 500 m d'altitude à 2 200 environ lorsque nous atteignons San Pedro de Atacama au bord du désert du même nom. San Pedro, sous le soleil et la douceur retrouvée, est grouillante de touristes à cause de toutes les excursions partant de cet endroit. Comme nous avons eu notre dose de pistes dans le désert, nous décidons de prendre un bus le jour même pour Calama.
Louise
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Nous nous sommes arrêtés à Calama afin de récupérer un peu et de nous faire propres (pas de douche depuis 2 jours).
Après une bonne nuit au chaud, nous visitons un peu le coin. Nous nous renseignons pour visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, mais tout est complet ce jour.
Nous nous contentons de visiter un petit parc public au bord de la rivière El Loa qui a permis l'installation de la ville au milieu du désert. Puis après le déjeuner, nous décidons de mettre des nouvelles sur Internet. Pas de chance, la ville a une panne générale d'électricité qui va durer au moins jusqu'à notre départ vers 20h. Du coup, beaucoup de magasins ferment boutique. D'autres installent leur groupe électrogène, ils ont l'air d'avoir l'habitude (nous changeons un peu d'avis sur l'impression que nous avions eue au premier abord : le Chili, un pays très en avance par rapport à ses voisins directs..).

C'est dans le noir le plus complet que nous quittons cette ville de montagne (nous sommes encore à plus de 2 000 m) pour rejoindre à nouveau la côte Pacifique et la ville de La Serena. Encore un bus de nuit qui nous fait arriver vers 11h du matin.
A peine débarqués, nous sentons déjà l'humidité de l'air océanique. Notre nez va pouvoir enfin se déboucher (l'air est extrêmement sec en altitude) et je vais pouvoir sans doute guérir mon angine (ça fait 2 jours que j'ai la crève avec ces températures glaciales).
Louise
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Nous commençons par laisser notre linge sale à laver puis nous décidons de prendre un bus qui nous emmène à 11 km du centre ville vers la petite ville voisine de Coquimbo, célèbre pour ses plages. C'est à pied, le long de cette plage ininterrompue, que nous reviendrons en fin de journée à La Serena, contents d'avoir pu profiter du soleil et de l'air marin. Clément peut enfin s'ébattre à sa guise, il en avait vraiment besoin.
Nous avons décidé de nous reposer 3 jours dans cette ville avant d'affronter la grande Santiago.

Nous passons notre 2e journée à visiter le jardin japonais du centre, nous promener dans le parc public où quelques animaux locaux sont en cage (condors, perroquets, lamas, émeus...). Puis nous assistons à un match de hockey sur béton entre jeunes de 10 à 16 ans environ, et à un bout de match de rugby entre adultes (c'est samedi, les Chiliens s'adonnent à leurs activités sportives).
Dimanche s'avère la journée la plus pluvieuse que nous ayons vécue depuis notre départ il y a 2 mois maintenant, et en plus il ne fait que 15 degrés environ (eh oui, nous oublions souvent que nous sommes en hiver ici). Finalement, le temps s'arrange en cette mi-journée. Nous allons peut-être pouvoir aller observer les étoiles ce soir dans un des nombreux observatoires de la région (c'est ici que se trouvent les plus grands télescopes du monde).
Demain nous partons pour Santiago puis mardi ce sera la Patagonie.
Louise
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Nous avons appris par les médias le terrible tremblement de terre qui a frappé le Sud du Pérou mercredi 15 août. Bien sûr, nous sommes émus parce que nous nous trouvions là-bas il y a 3-4 semaines à peine et que cela aurait pu nous toucher directement. Nous nous rendons à peine compte à quoi nous avons échappé.
Cela nous touche aussi quand nous pensons à toutes les personnes sympathiques que nous avons rencontrées et qui, aujourd'hui ne sont peut-être plus là ou ont perdu leurs proches.
A Pisco, la ville où nous avons eu tant de désagréments, 70 % de la ville ont été dévastés. Quand on pense que c'était déjà une cité très pauvre, que va-t-il leur rester ?
Nous ne devons pas oublier que parfois, sous des paysages grandioses, notre terre ne fait que sommeiller.
Louise
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A Santiago, nous n'avons fait que passer pour une demi-journée (nous y repasserons à notre retour de Patagonie). Elle nous est apparue comme une ville moderne (un peu comme Lima, mais beaucoup moins étendue et moins peuplée, avec le métro en plus) avec un centre ville très agréable. A deux pas de la Plaza de Armas, nous logions dans un hôtel très cossu (Hôtel Paris, ah nostalgie quand tu nous tiens !), dans une rue pavée très calme, on se serait vraiment cru dans une rue du centre de Paris ou de Londres (d'ailleurs la rue Londres coupe la rue Paris, ça ne s'invente pas !).
Puis d'un coup d'aile, nous voilà dans la "capitale de la Patagonie", Punta Arenas : c'est les Chiliens qui le disent. Très fatigués par tous ces voyages, c'est complètement frigorifiés que nous abordons cette petite ville au bord du Détroit de Magellan et entourés de collines quelque peu enneigées (pourtant il y fait tout de même 5ºC).
Notre pension a le mérite d'avoir le chauffage, non pas dans la chambre directement, ce n'est pas dans nos moyens, mais au moins dans le couloir : en gardant la porte ouverte, on arrive à avoir un peu chaud (c'est déjà mieux qu'à La Serena où il n'y avait pas de chauffage du tout, même si les températures ne sont pas celles de la Patagonie, on aurait apprécié). Notre hôtesse nous accueille avec du thé et du gâteau, cela vaut bien toute la chaleur d'un radiateur ! A La Serena déjà, on avait été reçu comme des rois par Maria et Andrès, les propriétaires de la pension qui nous avaient ouvert leur cuisine et leur salle à manger. Même à Santiago, nous avons trouvé l'accueil à l'hôtel des plus chaleureux !
Après une nuit réparatrice, nous démarrons notre 2e journée à Punta Arenas plus détendus. Bien couverts (bonnet, gants), nous arpentons la ville après avoir acheté notre billet de bus pour Ushuaia, en Argentine (notre rêve va se réaliser). Nous nous promenons sur la plage, le long du Détroit, montons au belvédère pour embrasser toute la ville d'un regard, allons visiter le cimetière très singulier : là nous observons comment cette ville a été peuplée par des colons venus d'Europe (les épitaphes sont en anglais, en français, en allemand, en croate mais aussi en espagnol...). Ces derniers ont exterminé les indiens présents sur ce sol ingrat.
Puis nous nous sommes rendus dans la zone franche, quelques complexes ultramodernes de magasins d'électronique, de vêtements haut de gamme..., vendus détaxés mais tous ceux qui auraient pu nous intéresser n'étaient toujours pas ouverts à 16 heures (la pause déjeuner dure longtemps au Chili), alors, découragés nous sommes rentrés.

Nous voici à nouveau dans un bus, c'est une espèce de seconde maison désormais et pour 12 heures encore cette fois. Nous sommes sortis de notre cocon après un petit déjeuner copieux (notre hôtesse n'a pas hésité à nous le préparer pour 6h30, c'est vraiment sympa !) et avons affronté à nouveau le froid matinal. Nous longeons des paysages désolés et glacés (les étangs et les lacs sont recouverts de glace). Vers 9h30, le bus rejoint un ferry sur lequel nous embarquons pour traverser le Détroit de Magellan et passer en Terre de Feu. Je descends du bus pour essayer de faire quelques photos mais le froid est tellement intense que dès que je sors mes mains de la poche, elles gèlent instantanément.
Nous suivons maintenant une piste jusqu'à la frontière argentine, descendons à 2 reprises pour les tampons habituels (une fois pour la sortie du Chili, une fois pour l'entrée en Argentine). Puis nous récupérons une route plus praticable qui longe les "Estancias", grandes propriétés productrices de viande et de laine de moutons : nous en voyons d'ailleurs partout qui paissent sur cette végétation rachitique. Nous sommes maintenant au bord de l'Océan Atlantique, à Rio Grande. Changement de bus et nous poursuivons vers Ushuaia. A partir de là, les paysages changent. Nous quittons les plaines désolées pour la montagne. Les arbres font leur apparition, la neige aussi, il y en a de plus en plus au fur et à mesure que nous progressons et que nous montons en altitude. Le soleil couchant ajoute encore à la beauté de ces paysages de montagne enneigés. Un panorama s'offre à nous sur le Lago Fagnano, tout cela est très beau.
Vers 19 heures, nous arrivons à Ushuaia, au bord du Canal Beagle. Nous sommes accueillis dans une pension au nom évocateur : la Posada Fin del Mundo. Les Argentins prétendent que leur ville est le bout du monde. Un thé et des croissants nous attendent, nos hôtesses parlent français. Et le summum du luxe, une chambre douillette avec chauffage au gaz et des couettes dans les lits. Nous sommes aux anges ! Nous nous sentons presque chez nous (d'ailleurs nous avons les clés de la demeure). Evidemment, au niveau budget, c'est un peu plus cher que d'habitude mais pour 38 euros la nuit avec petit-déjeuner, on va se faire dorloter et on en a vraiment besoin avec ce climat hivernal (les trottoirs sont recouverts de glace, la neige nous entoure de toutes parts). Malgré tout, la ville nous apparaît des plus chaleureuses et les Argentins aussi.

A suivre...
Louise
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Après l’Amazonie, le reste du voyage pouvait paraître monotone vu les sensations que j’ai éprouvées à ce moment-là. C’est pourquoi notre départ pour la Cordillère des Andes m’a paru comme un intermède entre deux rêves. Il n’en fut rien. Nos premiers pas dans les montagnes ont réveillé tous mes sens. Que de paysages magnifiques, que de choses à voir. Si le climat est à l’opposé de celui de l’Amazonie, sec et froid, si les sons d’animaux, les parfums, le bruit de l’eau ont totalement disparu ici, la vue compense à elle seule tout le reste.
Bien que ce soit l’hiver, aux alentours de Cuzco les températures restent raisonnables à une altitude moyenne de 3 000 mètres. Les sites visités sont à la hauteur de nos attentes (magnifiques et parfois très difficiles d’accès), et la civilisation Inca reste un mystère encore plus après avoir vu leurs constructions.
Après cela, nous sommes passés en haute altitude : plus de 5 000 mètres parfois avec une moyenne de 4 000. Le Salar d’Uyuni fut notre premier bivouac à 3 800 mètres, suivi de la Laguna Colorada, deuxième bivouac à 4 300 mètres, avec des températures de 0º le jour et -15º la nuit en moyenne à cette saison.
Un vent glacial vous single le visage, emmitouflés dans nos blousons et bonnets, nous luttons parfois pour maintenir la verticale. Tout en marchant sur le sol fait de terre rocailleuse plus ou moins gelée, nous longeons la Lagune quasi recouverte de glace, laissant apparaître l’eau seulement sur les rives les plus protégées. Des flamants roses s’y ébattent joyeusement avec des cris de joie et une indifférence totale face aux intrus que nous sommes. Nous pouvons aussi assister à une séance de patin, pas toujours réussie, lors de leurs atterrissages sur la glace, ce qui donne une touche humoristique à notre périple. On apprécie les derniers rayons du soleil, mais ils décroissent trop vite, nous plongeant dans une ombre glaciale. Le retour contre le vent est une épreuve difficile. Notre démarche à ce moment me fait penser à celle du manchot empereur luttant pour sa survie et celle de sa progéniture dans un ultime effort. Si l’on rajoute à cela la peine pour respirer (nous ne sommes pas des Andins ni des Sherpas), cette sensation de pousser ses limites, d’aller au-delà de soi, devient un vrai plaisir que seule une bonne soupe chaude peut faire oublier pour un temps, car le réveil s’avère une autre épreuve. Lever à 5h00 et départ immédiat pour voir les geysers par -20º. Plusieurs haltes brèves, quelques photos, une bonne odeur de soufre, et il faudra attendre jusqu’a 9h00 pour avoir notre “desayuno”. Tous les repas sont pris à température ambiante avec blousons et bonnets (voire les gants pour certains). C’est l’aventure !!
Notre arrivée un peu plus bas, à la frontière chilienne, nous fait le plus grand bien, mais l’expérience reste à faire et restera dans nos mémoires.
Nous poursuivrons notre route vers la Patagonie après une pause au bord de mer de quelques jours pour récupérer.
Daniel
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La Terre de Feu et Ushuaia nous ont vraiment séduits. Tout d'abord, il y faisait moins froid qu'à Punta Arenas, au Chili. La ville est protégée par les montagnes, le vent y est moins violent. Ensuite, il y règne une sérénité bienfaisante. Bon, OK, tout est fait pour que le touriste dépense son argent mais à cette époque de l'année, il n'y a pas foule ! Tout est tout de même hors de prix, nous n'avions plus l'habitude de ces tarifs assez similaires aux nôtres, en Europe. Mais, maintenant que nous étions là, nous ne pouvions pas nous priver de tout, alors nous avons explosé notre budget !
Une petite croisière sur le Canal Beagle, au large de Ushuaia, pour voir de près le phare des Eclaireurs (en français réellement, s'il vous plaît !) et une île où se prélassent les otaries, entourées de cormorans. Notre guide nous a fait partager l'histoire et la culture de cette région fuégienne pendant la traversée (restes des peuplades indiennes Yamana, décimées par les Blancs, sur une île où nous avons fait quelques pas...).

Une petite journée de ski de fond (en plein mois d'août, c'est pas génial !), avec très peu de dénivelé, ce qui me convenait très bien, dans une plaine où nous étions seuls une bonne partie de la balade (au loin, nous entendions parfois les chiens de traîneau ou les motos-neiges). Le soleil était de la partie, ce qui était vraiment appréciable. Au retour, dans le bus, nous avons fait la connaissance de 2 Lyonnais, kiné et entraîneur physique de l'Equipe de France de ski sur bosses !

Enfin, une journée de randonnée dans le Parc National de la Terre de Feu où nous avons pu observer oiseaux (beaucoup d'oies sauvages) et ouvrages des castors qui ont été introduits malheureusement au siècle dernier et qui prolifèrent car ils n'ont aucun prédateur, détruisant petit à petit cette belle forêt de lengas et autres arbres singuliers de cette région. Hélas, cette journée s'est terminée sous la pluie et c'est complètement gelés que nous avons rejoint le café du coin où nous nous sommes réchauffés auprès d'une cheminée avec des boissons chaudes et des gâteaux "maison" qui nous ont fait très vite oublié le froid et l'humidité.

Comme nous étions en Argentine, nous avons souhaité voir un spectacle de tango avant d'en repartir. Et là, arnaque totale : nous avions choisi un resto qui faisait de la pub pour son show mais nous n'avons eu droit qu'à un grand écran avec un spectacle enregistré, certes de grande qualité mais il manquait un peu de chaleur humaine et de sensations directes !!! Dommage, nous reviendrons en Argentine rien que pour ça un de ces jours !
Sinon, nous avons mangé des plats succulents (du mouton, du poisson, des fruits de mer... très bien cuisinés, mais hélas trop chers pour notre budget), visité un aquarium et un musée sur les Indiens Yamana.
Nous voilà maintenant de retour au Chili à Punta Arenas, après une journée de bus de 12 heures à nouveau. Demain, nous retournons à Santiago où nous passerons 2 jours avant de nous envoler pour Auckland, en Nouvelle-Zélande. D'autres aventures nous attendent...
Louise
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Notre arrivée c'est faite par "Punta Arenas", où nous retournons dans une semaine pour la suite de notre périple. Le parcours en bus (12 heures de jour) expose ses paysages de plaine de bord de mer comme on peut en voir dans le nord de la France. Les couleurs de l'hiver dans les tons ocres, rouges, jaunes et verts sombres, sont ponctuées par les taches laissées par les étangs, mares ou flaques de toutes sortes faites de glace ou d'eau dans lesquelles miroite un coin de ciel bleu. Les moutons peuplent ces contrées semi-arides faites d'herbes rases et de buissons bas. Les oies sauvages, par couple, leur tiennent compagnie par dizaines, et parfois on peut apercevoir quelques "Guanacos" paissant au bord de la route. Soudain le sol se redresse. Nous quittons la côte atlantique et nous commençons à gravir quelques montagnes de plus en plus recouvertes de neige. La route elle-même se couvre de glace par endroit. La végétation devient plus dense, faite d'arbres essentiellement feuillus. La principale variété "Lenga" est recouverte de lichens qui ressemblent à des barbes grises ce qui donne à toute la forêt un aspect fantomatique. Nous passons, à la tombée de la nuit, par des vallées magnifiques où des torrents gelés serpentent au milieu de pâturages désertés et où seules quelques maisons isolées viennent perturber ces paysages sauvages.
Nous arrivons enfin à Ushuaia, encore habillée dans son blanc manteau d'hiver. La posada "Fin Del Mundo" nous accueille chaleureusement comme si nous étions attendus depuis toujours. Nous découvrons notre chambre, avec chauffage, eau chaude, de l'espace, un vrai petit déjeuner inclus et des boissons chaudes à volonté toute la journée, un vrai luxe que nous garderons pendant six nuits. Ushuaia est une petite ville très accueillante, construite en paliers successifs de la montagne vers le "Canal Beagle". Les rues sont soit parallèles à la côte, soit perpendiculaires et en pentes fortes. Toutes les rues sont à sens unique et la priorité est donnée aux voitures circulant sur les rues en pente, dans les deux sens. C'est une ville touristique par excellence, mais elle a su garder son charme de ville côtière. Enfin c'est "La Ville Du Bout Du Monde".
Nous allons faire un tour en bateau sur le Canal Beagle où passe la frontière avec le Chili, pour voir le phare du bout du monde "Les Eclaireurs" et marcher sur une île au coucher du soleil. Les montagnes enneigées illuminées, la ville juste en dessous et l'océan en premier plan forment un tableau magnifique.
Nous sommes fin août et c'est par une belle journée d'hiver ensoleillée, le climat ici est un peu plus doux qu'à Punta Arenas (moins de vent surtout), que nous partons à 20 km dans une petite station de ski. Nous louons nos skis de fond sur place et partons dans la plaine blanche où le soleil scintille. Nous sommes quasi seuls au monde. Dans le lointain, on entend par intermittence le bruit d'un moteur ou les aboiements des chiens de traîneau, mais les pistes restent vides de toute présence humaine hormis quelques égarés venus profiter, comme nous, de cette superbe fin d'hiver austral. Nous skions ainsi toute la journée dans un calme absolu, seulement troublé en milieu d'après-midi par quelques touristes joggeurs ou en motoneige. La pause déjeuner a été un peu longue vu que le seul restaurant de la station est le rendez-vous de tous les gens du pays et touristes de passage. Nous rentrons à l'hôtel épuisés, mais d'une bonne fatigue, afin de profiter de tous les bienfaits de notre posada.
Enfin c'est le dernier jour sur place et nous partons pour une randonnée dans le Parc National de la Terre de Feu avec le soleil levant. La journée qui s'annonçait très prometteuse tourne vite à la pluie, fine et éparse, mais suffisante pour nous précipiter en avant sur nos sentiers souvent glacés et glissants. La neige a beaucoup fondu pendant ces derniers jours, et comme il gèle encore la nuit, elle fait place à de belles plaques de glace au petit matin. Notre pique-nique se fera donc debout autour d'une souche d'arbre coupé qui nous servira de table, dans cette nature sauvage à perte de vue qui sera notre salon pour un temps alors que les quelques oiseaux qui fouillent les feuilles mortes à la recherche de leur nourriture nous tiendront compagnie. Comme pour le ski, à part le point de vue sur la Baie de Lapataia où la fin de la route Nº3 déverse son flot de touristes qui prennent deux photos pour repartir aussi vite se réchauffer dans leur bus, nous sommes seuls. Nous en profitons pour observer plusieurs espèces d'oiseaux, dont beaucoup d'oies, et pas mal de lapins qui peuplent les tourbières. Ces derniers semblent avoir la vie belle car ils ne sont pas farouches, c'est peut-être parce que nous n'avons vu aucun restaurant proposant du lapin au menu. Nous nous hâtons enfin vers le point de rendez-vous pour le bus de retour, car nous commençons à être mouillés et à avoir un peu froid. Nous passerons notre dernière heure sur place devant une grosse part de gâteau et une boisson chaude, et entre la cheminée et le poêle a bois.
Demain nous repartons. Une page (ou peut-être plus d'une) se tourne dans notre livre de voyage, mais il faut bien les tourner pour pouvoir avancer. C'est notre but : faire le tour. Même si parfois on voudrait s'arrêter, faire une pause, ou ne plus repartir. Même si certains moments, certains lieux, certaines situations, nous enchaînent. Même si l'on a le souffle coupé. Même si on sent que l'on fait partie de ce lieu, de ce moment, il faut repartir car d'autres lieux nous attendent,
Plus loin, ailleurs.
Daniel
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Dans l'avion de Punta Arenas à Santiago, j'ai commencé à tousser d'une toux sèche et irritante. L'arrivée à Santiago s'est faite sous la pluie. Nous avons retrouvé l'hôtel Paris que nous avions trouvé très bien pour le prix, en plein coeur du centre ville.
Samedi matin, je me lève avec de la fièvre. C'est avec peine que se déroulera la journée. Nous arpentons les rues du centre pour trouver la librairie française où nous renouvelons notre lecture. Je découvre, quant à moi, les auteurs sud-américains comme Isabel Allende.
En début d'après-midi, le centre ville s'anime : des stands dans les rues piétonnes, des chanteurs de rue de tous styles qui s'improvisent, des prédicateurs ou autres (on ne comprend rien à leurs discours)... Sur la Plaza de Armas, des enfants jouent avec les pigeons, sous le kiosque, ce sont tantôt des joueurs d'échecs qui sont installes par dizaines, tantôt des musiciens. Sous la statue de pierre d'un indien mapuche, un groupe de musiciens andins se produit avec flûtes de pan... Ailleurs, une exposition de tableaux, avec des peintres caricaturistes (on se croirait à Montmartre !),

Dimanche, la fièvre s'intensifie. C'est décidé, dès que nous sommes à Auckland, je vais voir un médecin. La toux aussi est toujours aussi sèche et irritante. Je n'ai plus d'appétit.
Après quelques achats de souvenirs sur le marché artisanal, installé dans les rues piétonnes (et notamment un saxo andin, flûte en bois qui sonne comme un saxo), nous visitons le Musée d'Art PréColombien. Cela complète ce que nous avions déjà vu à Lima et Arequipa (au Pérou). En plus des civilisations inca, nazca et chavin, nous y découvrons les civilisations d'Amérique centrale (aztèque, maya et autres).
Ca y est, cette fois, nous faisons nos adieux à l'Amérique du Sud. A l'aéroport, nous rencontrons un jeune couple franco-canadien qui fait escale à Santiago, arrivant de Sydney. Ils font aussi le tour du monde qu'ils ont commence il y a 6 mois dans l'autre sens. Ce sont les premiers tourdumondistes que nous croisons depuis notre départ.
A 22h45, notre avion décolle pour traverser le Pacifique. Dans 14 heures, nous serons sur un autre continent et nous aurons perdu un jour car, partis le dimanche soir, c'est seulement le mardi matin à 5 heures locales que nous atterrirons à Auckland, Nouvelle-Zélande. En effet, nous franchirons le fuseau horaire de changement de date. Comme je le redoutais, avec la fièvre s'intensifiant, le voyage me sera très pénible. En milieu de nuit, je ferai un malaise. Heureusement, un siège étant libre à cote de Clément, je pourrai m'allonger pour finir la nuit.
Louise
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A notre arrivée à l'aéroport, nous devons montrer "pattes blanches". En effet, la Nouvelle-Zélande prend des mesures sanitaires draconiennes pour se protéger de l'invasion d'organismes indésirables. Nos chaussures de randonnée sont passées au désinfectant. Je ne leur dis pas que je suis malade et que j'introduis un virus sud-américain sur leur sol !
Nous attendons ensuite 2 heures à l'aéroport afin d'arriver à notre pension à une heure raisonnable. Tout de suite, les Néo-Zélandais nous apparaissent comme des gens vraiment charmants et très "British". Mais, excepté quelques-uns, ils ne font pas beaucoup d'effort pour parler lentement afin de se faire comprendre. Il va falloir que je m'accroche !
Nous prenons une navette jusqu'au "Brown Kiwi", notre hébergement à Auckland. Avec 8 heures de décalage, nous avons perdu tous nos repères. Les gens sont au p'tit dej, et pour nous, c'est comme s'il était 17 h. Ca va être dur de s'y faire !

L'urgence, maintenant, c'est de voir un médecin !
Comme nous logeons en limite du centre ville, dans un quartier résidentiel très agréable, notre hôtesse nous explique comment prendre le bus pour rejoindre le centre ville et trouver le cabinet médical spécialise dans les vaccinations et les maladies des voyageurs car je n'exclus pas une maladie tropicale. Le docteur me rassure. Elle pense à un virus grippal et m'avertit que la toux risque de durer 2 semaines. Cela se confirmera ! Elle me remet une boite d'antibiotiques pour éviter une infection pulmonaire et du paracétamol codéiné pour faire face à la fièvre.
Ensuite, nous filons à la poste centrale, impatients de récupérer le colis envoyé par les enfants. Nous savons qu'ils ont ajouté aux guides touristiques et aux lunettes de vue refaites pour Daniel, des photos récentes de leurs vacances. Ce colis nous attend depuis 4 jours, tout est bien synchronisé. Espérons que les prochaines fois cela se passera aussi bien.
Nous rentrons ensuite dans le quartier de Ponsonby où nous allons déjeuner (ou dîner car nous ne savons plus très bien où nous en sommes ! en tous cas, il est environ 14h locales) dans un resto turc ! C'est marrant de voir ce resto tenu par un homme d'origine maori, à la corpulence d'un joueur des All Blacks, proposer de la cuisine turque. Il vient s'asseoir à coté de nous pour nous commenter la carte en nous demandant si nous sommes russes. On ne sait pas ce qui lui a fait penser cela ! Mon anglais n'est pas assez bon pour lui demander où il a appris la cuisine turque.
Daniel et Clément se régalent d'une moussaka. Quant à moi, je n'arrive pas à bout d'un excellent plat de mouton mijote avec du riz. Dommage que la fièvre me coupe l'appétit.
Nous allons faire ensuite quelques courses afin de faire notre p'tit dèj demain à la pension puisque la cuisine est à disposition. Puis, nous rentrons extenués, décidés à nous coucher tôt. Tant pis, nous nous décalerons progressivement ! A 19h, nous sommes tous couchés et bien sur réveillés à 4 h du matin. Ce n'est pas si mal finalement. Nous patientons jusqu'a 7h pour prendre notre p'tit dèj afin de ne pas réveiller toute la maisonnée.
Nous passons une partie de la matinée à préparer notre 2e colis à envoyer à la famille. Il y a tous les souvenirs et cadeaux d'anniversaire (en retard et d'autres en avance), achetés au Pérou, en Bolivie, en Argentine et au Chili. Notre 1er colis date de Lima, juste après l'Amazonie. C'est un vrai plaisir de préparer ce paquet avec un petit mot personnel pour chacun. Nous renvoyons aussi tous nos guides d'Amérique du Sud dont nous n'avons plus besoin ainsi que les petits dicos et bouquins terminés.
Nous allons d'abord manger une pizza. Les tomates en quartier qui les composent ont été macérées dans du vinaigre, c'est un peu bizarre ! Sinon le reste est délicieux.
Puis nous partons à la poste centrale. Ensuite, j'insiste pour que Daniel voie absolument un dentiste. En effet, outre la couronne déjà perdue une fois, cimentée à La Paz, reperdue dès le lendemain, il a maintenant un déchaussement d'un bridge car une dent sur lequel il repose est complètement pourrie. Heureusement que j'ai insisté ! Il a une infection sévère avec un abcès. Le dentiste lui extrait la dent et découvre un trou qui communique avec le nez. Il appelle un collègue chirurgien qui vient s'occuper des points de suture. Pendant plus d'une heure, ils sont 2 pour recoudre en ma présence, car je sers d'interprète. Puis, il faut couper le bridge pour replacer la partie utile et la refixer. Après cela, le soin de la 2e dent qui a perdu sa couronne est un jeu d'enfant. Un peu de ciment et le tour est joué. Interdiction pour Daniel de se moucher pendant 10 jours. Une prescription d'antibiotiques et une recommandation pour faire enlever les points dans une semaine et faire contrôler. Voila Daniel tire d'affaire avec une joue enflée comme celle d'un hamster. Nous sommes dans un sale état tous les deux !
Nous rentrons nous coucher à nouveau sans dîner. De toute façon, Daniel ne peut rien avaler. Nous nous décalons un petit peu encore et arrivons à dormir jusqu'a 6 h.
Ce matin, nous récupérons en principe le camping-car. Mais encore un problème : d'abord ma fièvre a encore augmenté mais j'ai en plus une éruption cutanée. Je soupçonne une allergie à l'antibiotique que je ne connais pas.
Daniel a aussi de la fièvre ce matin. Comme il s'est mis à tousser aussi, on écarte un problème de dent et on pense qu'il a aussi attrapé la grippe. Cela se confirmera, 5 jours de fièvre, comme moi. Il est déjà sous antibiotiques de toute façon.
Nous retournons voir le médecin. Décidément, nous n'aurons vu de Auckland que les cabinets dentaire et médical ainsi que la poste centrale ! Le docteur confirme que je fais une allergie à l'antibiotique et m'en remet un autre plus classique.
Malgré notre fièvre tous les 2, nous décidons de prendre le camping-car et de commencer notre route vers le Sud. Un taxi nous emmène vers l'agence Britz, située à coté de l'aéroport, où nous sommes reçus très chaleureusement. Ils nous font patienter en nous montrant un film sur toutes les fonctionnalités du camping-car. Et puis, c'est parti pour 18 jours de vie itinérante dans notre "chez-nous". On commence par faire quelques courses. Cela fait plus de 2 mois et demi que nous n'avons pas fait l'exercice de choisir les aliments pour concocter un menu. Cela fait du bien de prévoir des repas équilibrés avec fromage (on a du manger que de la mozzarella dans les salades depuis notre départ), fruits, légumes. Clément rêve de ratatouille et de fondue de poireaux, alors qu'il déteste cela d'habitude. Pour la ratatouille, ça va être difficile car ces légumes ne sont pas faciles à trouver et sont très chers, mais la fondue de poireaux sera très appréciée. Ca change des frites et des pizzas.
Daniel, malgré sa fièvre, est volontaire pour conduire. Dans l'état où je suis, j'avais averti qu'il ne fallait pas compter sur moi, avec les quintes de toux qui me secouent. Un petit vent de panique souffle ! D'abord, il faut conduire à gauche. Bon ça, on avait déjà fait en Grande-Bretagne et en Irlande. Mais là, ce n'est pas notre voiture et le volant est à droite et, encore plus compliqué, le levier de vitesse est à gauche ! Finalement, Daniel s'en sort comme un as, je lui sers de copilote.
La sortie de Auckland s'avère un peu difficile. Il y a beaucoup de monde et j'ai du mal à trouver la route. Puis, nous voila lancés. Apres 2 heures de route, nous nous arrêtons dans notre premier camping, au bord d'un lac très sympa. La nuit est déjà tombée, il est presque 18 h et la pluie a commencé à tomber. Pas question de faire du camping sauvage, c'est encore l'hiver et nous avons besoin de l'électricité pour nous chauffer la nuit.
Les paysages que nous avons traversés, très verts (car très arrosés) et vallonnés, ainsi que le climat, changeant très rapidement avec des averses soudaines et des éclaircies aussitôt, nous font penser à l'Irlande. Les troupeaux de vaches et de moutons aussi.
Louise
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Nous nous accordons une journée de repos en profitant du soleil qui est de retour, même si des nuages nous le dissimulent à plusieurs reprises dans la journée.
Clément en profite pour entamer une activité "couture" (il s'est acheté un petit nécessaire au supermarché). Il avait un grand besoin de retrouver quelques activités manuelles. Maintenant que nous pouvons nous accorder des moments de repos en plein air, il pourra s'y consacrer.
Nous faisons le tour du lac a pied (seulement 3 km) et découvrons la flore et la faune de cette région. La végétation est un mélange de plantes exotiques pour nous et d'autres plus connues. C'est l'Irlande mais avec les palmiers, les citronniers et orangers en plus. Quant aux animaux, nous observons quantité d'oiseaux différents mais aussi des lapins. Au camping, de drôles de poules d'eau de couleur noir bleute, aux pattes et au bec rouges, viennent au milieu des caravanes pour picorer. Nous sommes le seul camping-car de passage. Tous les autres sont des résidents permanents, vivant dans des caravanes ou des bungalows. Le soir, quelques-uns se réunissent autour d'un barbecue bien arrosé de bières.

Un vieux monsieur tente de communiquer avec Daniel sans succès (ah! la barrière de la langue !). Du coup, c'est à moi qu'il raconte qu'il a une de ses petites filles qui est en France en ce moment, il ne sait pas vraiment où d'ailleurs. Il s'étonne que nous ne mangions pas de viande à tous les repas. On avait remarque qu'eux, en revanche, sont de gros consommateurs !
Etape suivante : Rotorua. Cette ville se situe au coeur d'une région à l'activité géothermale intense. La première impression, quand on arrive, est l'odeur d'oeuf pourri due aux dégagements de soufre qui parsèment toute la ville et au-delà. Partout, des fumerolles marquent la présence de sources chaudes ou de mares de boue bouillonnante. Nous nous promenons dans un parc et observons ces phénomènes tous les 10 mètres environ. Les émanations sont parfois plus que désagréables mais quelle sensation de voir notre terre se manifester de manière aussi visible.
Nous poussons jusqu'au bord du lac où des fumerolles apparaissent encore ça et là. Là, des statues et des bâtiments érigés par le peuple Maori s'offrent à nous. Ils sont faits tout de bois et magnifiquement sculptés. On y retrouve la symbolique de cette culture : des guerriers tirant une langue démesurée (façon d'intimider l'adversaire), parfois avec des sexes démesurés aussi. La nacre de coquillages agrémente également les motifs. Un "marae" (maison ancestrale de réunions), malheureusement fermé, mais superbement décoré à l'extérieur trône au milieu d'une petite place. Ce type de bâtiment est le centre des villages maoris où ils continuent de se réunir encore de nos jours. Une cloche à l'extérieur sert à annoncer les événements.

2e jour a Rotorua : nous visitons un village maori (Whakarewarewa) aménagé pour les touristes. Nous en avons choisi un où les gens continuent à vivre réellement. Ce village est en plein coeur d'une zone d'activité géothermale. A nouveau, nous observons des mares d'eau ou de boue bouillonnante, un geyser. Les habitants utilisent cette source d'énergie pour faire cuire leurs aliments. Dans des cavités enterrées aménagées, ils placent leurs marmites et font cuire viandes et légumes à la vapeur naturelle. Nous avons pris l'option "déjeuner compris", du coup, nous goûterons à cette cuisine originale. Le repas sera constitué de porc, de poulet, de chou, de carottes, de pommes de terre et d'un épi de mais. Un vrai régal !
Avant de déjeuner, nous assistons à un spectacle de chants et danses maoris. Il se compose de chansons douces très proches des chants polynésiens et d'autres plus guerrières avec cris, tirages de langues, frappe de pieds au sol et de mains sur la poitrine (façon All Blacks avant un match). Nous passons le reste de la journée à nous promener dans les collines entourant le village au milieu des lacs teintés d'acides, des fumerolles et des bouillonnements de la terre. De retour au village, un rassemblement a lieu dans le "marae", c'est dimanche, est-ce pour cela qu'ils se reunissent, nous n'en saurons pas plus.

Au camping, nous profitons de la piscine. Malgré l'hiver, c'est une très belle journée. Il fait assez chaud (15 degrés environ) pour se mettre en maillot de bain. Outre une piscine tout a fait ordinaire à 30 degrés environ et en plein air, le camping dispose de piscines alimentées par des sources thermales dont l'une est à 36 degrés et 3 petites sont à 38-40 degrés environ. Et tout cela rien que pour nous ! Nous y passons 2 heures, alternant les différentes piscines. Oui, oui, même Daniel ! C'est dire qu'on était bien !
De Rotorua au lac Taupo : en quittant Rotorua, nous nous arrêtons d'abord voir la "Merveille thermale" de la région (comme ils la nomment), il s'agit du parc thermal de Waiotapu. Nous arrivons juste (sans l'avoir fait exprès) pour l'éruption quotidienne du geyser Lady Knox à 10h15 précises chaque matin. Puis, concentrés sur 3 km de balade dans le parc, des cratères fumants ou bouillonnants, des lacs aux couleurs étonnantes (orange, vert fluo... selon l'acide ou le minéral présent), des terrasses de silice... s'offrent à notre regard. 2 heures d'étonnement et de découverte ! Sans compter la végétation : des fougères ponga géantes, des "daniella", une plante qui pousse comme un palmier...
Nous faisons ensuite une halte, avant d'atteindre Taupo, aux chutes d'eau Huka. Cette eau d'un bleu étonnant dans un cadre grandiose nous ravit.

En fin de journée, nous longeons le lac Taupo et apercevons au loin, au travers des nuages, le Mont Ngauruhoe, recouvert de neige au sommet. Ce sera difficile ainsi de l'imaginer comme "la Montagne du Destin" dans le "Seigneur des Anneaux". Le temps se dégrade de plus en plus, c'est sous la pluie que nous arrivons au camping à Turangi.
Sur les traces de l'Anneau : au lever, le temps ne s'est pas arrangé. Une pluie fine et incessante nous sape le moral, et en plus il fait un froid de canard. Nous maintenons notre projet d'aller voir à quoi ressemble le "Mordor" mais sans grand espoir. Nous gravissons la route qui mène à la station de ski Whakapapa, dans le parc national Tongariro. Très vite, nous sommes complètement dans les nuages avec une visibilité à 10 mètres à peine. Progressivement, la végétation disparaît pour ne laisser place qu’à un terrain dénudé de couleur noire recouvert de rochers de même couleur. On comprend pourquoi ce lieu a été choisi pour le film. Pour la vue d'ensemble, c'est râpé ! Elle est définitivement bouchée, nous ne sortirons même pas du camping car. D'ailleurs, en montant, nous croiserons, redescendant de la station, des skieurs découragés par le temps (c'est la fin de matinée).
Quant à nous, il nous en faut plus pour nous décourager. Nous poursuivons notre route en nous dirigeant vers une autre station de ski, celle de Turoa. Cette fois, nous n'irons pas complètement jusqu'au bout mais avons l'opportunité (malgré la pluie qui persiste) d'entrevoir une foret luxuriante qui a joué le rôle d'"Ithilien" dans le film. Nous ne nous attardons pas et poussons jusqu'à la côte Ouest. C'est à Bulls que nous passons la nuit.

Aujourd'hui, cela fait une semaine que Daniel a ses points de suture. Il faut donc lui faire enlever. Nous partons directement pour Wellington, la capitale. C'est pourtant une ville à taille humaine, beaucoup moins étendue que Auckland. Nous trouvons un dentiste très facilement. Le contrôle s'avère satisfaisant. Tout va bien pour Daniel, un souci en moins !
Le temps étant encore à la pluie, après déjeuner, nous passons du temps sur Internet pour donner des nouvelles et rassurer la famille sur notre état de santé.
Puis nous achetons notre billet pour le ferry qui va nous conduire sur l'Ile du Sud.
Nous devons nous lever tôt (nous avions perdu l'habitude) pour prendre le ferry. Nous faisons notre petit-déjeuner dans la file d'attente sur le quai d'embarquement. C'est l'avantage d'être en camping-car ! Cette atmosphère nous rappelle nos traversées pour l'Angleterre puis l'Irlande avec notre petite Corsa et nos 3 petits enfants, 17 ans plus tôt. Que de chemin parcouru depuis !
Ca y est, nous sommes confortablement installés dans le ferry pour 3 heures de traversée. Le 10e pont est à l'air libre mais on n'y reste pas longtemps, il n'y fait pas très chaud malgré le soleil revenu. Il y a des salons panoramiques. La traversée est un réel plaisir pour les yeux.
Nous sortons du port de Wellington et longeons la côte un long moment. Puis c'est le détroit de Cook et, enfin, nous entrons dans les fjords de l'Ile du Sud. Nous découvrons des criques splendides en nous enfonçant dans le fjord de la Reine Charlotte pour atteindre finalement la petite ville de Picton sur l'Ile du Sud.
Louise

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A peine débarques, nous constatons ce qu'on nous avait dit : l'Ile du Sud est beaucoup moins arrosée, en tous cas sur sa côte Est. Les "Alpes du Sud" (c'est ainsi qu'ils les nomment) protégent cette partie de l'île des vents d'ouest.
Nous commençons par déjeuner sur une aire de pique-nique ou nous sommes abordés par un couple d'Australiens, eux aussi fraîchement débarqués du ferry avec leur camping-car. Le gars nous raconte ses vacances en Asie, au Cambodge et au Vietnam et nous donne quelques conseils. Il nous met en garde aussi sur les longues distances à parcourir en Australie même si nous le savions déjà.
De nouveau sur la route, les paysages consistent en collines pelées, juste parsemées de broussailles. "On dirait presque la Provence" dit Clément. Nous atteignons ensuite le Pacifique. La route serpente au-dessus de l'Océan laissant entrevoir au détour des virages une vue plus belle à chaque fois. De l'autre côté de la route, se dressent majestueusement les montagnes enneigées. Ce concentré de beautés nous coupe le souffle. Puis, ça y est, les colonies de phoques nous apparaissent. Nous profitons d'une jolie baie pour faire une pause et approcher ces animaux mais pas trop pour ne pas les effrayer. C'est très émouvant !
Nous poursuivons jusqu'a Kaikoura où nous passons la nuit. Si la région est plus sèche, elle est aussi plus froide. Au petit matin, tout est recouvert de gelée blanche.

A Kaikoura, nous avons la possibilité d'aller observer les baleines. L'excursion est vraiment coûteuse (plus chère que la traversée en ferry avec le camping-car !) mais, tant pis, on tente l'expérience. Un bus nous emmène à l'embarcadère. Kaikoura est située sur une péninsule qui se termine par une falaise. La vue du bateau est vraiment jolie. Nous commençons par apercevoir quelques dauphins, trop brièvement malheureusement car le bateau file à toute allure. La vitesse est tellement rapide que, malgré une mer très calme, très vite j'ai le mal de mer. L'équipage est muni d'un hydrophone pour écouter le chant des baleines et ainsi les localiser. Nous en verrons quatre d'assez près. En aucun cas, le bateau ne s'approche trop afin de ne pas déranger l'animal. A chaque fois, le même scénario : plusieurs jets et la baleine plonge en nous laissant bouche bée devant sa queue déployée ! Bien sur, nous aurions aimé quelque chose de plus spectaculaire : une baleine s'approchant du bateau pour communiquer ou paradant en faisant des pirouettes, mais nous savons que ce sont des rencontres exceptionnelles. C'est déjà bien d'avoir pu les approcher ainsi mais sans les déranger.
Une autre nuit à Kaikoura et nous revoilà sur la route.
Louise
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Nous continuons de longer l'Océan avec des panoramas toujours aussi beaux. Nous nous éloignons ensuite de la route nationale pour accéder à une magnifique baie. Nous laissons le camping-car sur la route qui la surplombe et y descendons a pied. Alors que nous nous promenons sur la plage, nous apercevons un phoque adulte isolé se prélassant et pas du tout dérangé par notre présence. Clément fait le plein de coquillages nacrés dont certains sont énormes. Nous pique-niquons sur cette étendue déserte puis reprenons la route jusqu'a Kaiapoi (juste avant Christchurch) où nous camperons. Nous sommes vraiment contents d'avoir pris l'option "chauffage" car les nuits sont vraiment fraîches encore. En revanche, nous avons des journées splendides. Les Néo-Zélandais eux-mêmes sont ravis du printemps qui arrive, c'est ce qu'ils nous disent. En effet, les jonquilles sont en fleur partout, certains arbres aussi (nous avions même vu des mimosas sur l'Ile du Nord).

Aujourd'hui nous visitons Christchurch. C'est une petite ville provinciale très agréable. La rivière Avon la parcourt et un parc public a été aménagé le long de ce cours d'eau. Nous sommes dimanche, nous croisons donc, sur ce parcours, des joggers, des cyclistes, des familles se promenant. Un endroit a été spécialement réservé pour la pêche. C'est encore une des religions de la Nouvelle-zélande (en plus du rugby et des barbecues) ! Ce sont des mordus de la pêche à la truite !
Nous poursuivons notre promenade jusqu'aux jardins botaniques, une véritable petite merveille avec des arbres gigantesques comme un séquoia et bien d'autres. La roseraie, en revanche, parait bien morne sans les fleurs, c'est encore trop tôt.
Nous quittons le parc pour le centre ville et la place de la Cathédrale. En chemin, plusieurs bâtiments à l'architecture gothique nous surprennent : le Musée Canterbury, le Centre des Arts... Quant à ce qu'ils appellent "Cathédrale", c'est une église de petite taille datant de 1881. La ville elle-même a été fondée en 1850. Cette échelle de temps nous déroute un peu nous qui venons de la vieille Europe !

Nous quittons Christchurch en fin de journée en direction de la péninsule de Banks avec l'espoir de faire une halte dans un camping avant la nuit, comme chaque jour. Hélas, malgré 3 tentatives (camping ferme ou introuvable), c'est seulement à Akaroa (au bout de la route) que nous en trouverons un. Daniel a du conduire de nuit sur une route sinueuse (la péninsule étant en partie montagneuse). Entre parenthèses, je n'ai pas trouvé le courage de prendre le volant, le levier de vitesse à gauche me perturbe beaucoup. Je crois que je vieillis ! C'est donc seulement peu avant 20h que nous arrivons, Daniel complètement extenué. Le patron du camping nous apprend que les All Blacks ont gagné trop facilement contre les Italiens ("ce n'était pas un bon match") et que les Français ont été battus par les Argentins (enfin c'est ce que j'ai compris).
Louise
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Au réveil, nous découvrons le panorama que nous n'avions pas vu la veille a cause de la nuit. Le camping surplombe le bourg de Akaroa et sa baie. Le temps est nuageux et un peu frisquet aujourd'hui. Nous nous promenons un peu le long du port et de la baie.
La particularité de Akaroa réside dans le fait qu'une partie de ses habitants descend de colons français. C'est le seul endroit de Nouvelle-Zélande qui a failli être une colonie française. En effet, les Français sont arrives 6 jours trop tard, le drapeau anglais flottait déjà sur la péninsule. Mais ils ne se sont pas décourages pour autant : une partie des rues, des hôtels, des magasins portent des noms français comme "Rue Lavaud" ou "Rue Benoit".

Nous rebroussons chemin en direction de Geraldine. Nous pouvons apprécier cette fois la vue sur la péninsule Banks puisqu'il fait jour. C'est complètement désertique et très sauvage. En revanche, de retour sur la nationale 1, la route devient monotone. En fin de journée, nous la quittons pour bifurquer vers les montagnes. Notre halte se fera à Geraldine.
Notre prochaine étape est le Lac Tekapo à 700 m d'altitude environ. Cette fois, nous nous enfonçons dans les montagnes. Si les sommets nous rappellent en effet nos Alpes, en revanche les vallons sont d'immenses étendues désertiques où paissent des moutons, des vaches, parfois des alpagas. Rien d'étonnant que les "Plaines du Rohan" de la Trilogie aient été filmées dans cette zone.
Depuis notre grippe, nous n'avons pas encore repris la randonnée, à peine quelques promenades de 3 km tout au plus. A présent, nous nous sentons d'attaque. Du Lac Tekapo, nous empruntons un sentier à travers une forêt qui nous mène au sommet du Mont John vers 1 000 m d'altitude. De là, notre vue s'étend sur tous les sommets enneigés à la ronde, le lac bien sûr, les plaines nues. C'est magnifique ! En descendant du mont, sur son flanc pelé, devant cette immensité déserte et sauvage, l'espace d'un instant, nous nous mettons dans la peau de Legolas, Aragorn et Gimly (à vous de deviner qui est qui !), courant après l'armée des Orques. A chacun son délire !
Nous rentrons en longeant le chemin qui surplombe le lac, comblés par cette marche et pour avoir retrouvé la forme.

Nous roulons ensuite jusqu'au Lac Putaki que le Mont Cook, tout enneigé, domine. Le panorama est magique : les montagnes se reflètent dans le lac aux eaux plates, ce qui donne à ce lieu une sérénité et une majesté incomparables.
Nous poussons jusqu'à Twizel pour la nuit, dans un camping complètement paumé où nous sommes que 2 locataires. Quel calme !
De Twizel, nous décidons de faire un crochet vers la ville de Wanaka et son lac ponctué d'îles et de presqu'îles. Celui-ci est entouré de montagnes de toutes parts. Nous le longeons un moment puis nous prenons un sentier qui le surplombe pour une promenade de 2 heures environ. Au retour, 3 VTTistes nous dépassent, ils galèrent un peu dans les côtes escarpées et très étroites. Quand nous atteignons à nouveau les berges du lac, ils sont en train de se baigner. Ils nous disent que l'eau est trop froide pour nager mais qu'ils avaient besoin de se faire propres. On veut bien les croire ! Quant à nous, nous n'avons jamais ressenti l'envie de faire trempette en cette fin d'hiver.
Plus tard, au camping, un vieux monsieur me raconte sa pêche au saumon, je l'écoute poliment mais ne comprends pas tout !

Louise
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L'Australie est un pays immense et très peu peuplé en dehors de la côte. Hier nous avons fait près de 400 kms, et sur la carte il n'y avait qu'un seul village, en fait un resto routier + une station essence. Les Habitants ont un niveau de vie assez élevé et sont assez individualistes, donc trouver de l'Internet relève de l'exploit. Certes tous les campings ont le Wireless (WIFI), mais il faut un PC portable, et ceux qui ont un PC à disposition (très cher !) se comptent sur les doigts d'une seule main pour l'instant. Il faut donc se retrouver dans une ville, et assez grande en plus, pour trouver un Cyber Café ou nous pouvons communiquer. A part cela tout va bien, nous remontons vers le nord et la chaleur devient étouffante d'autant que nous sommes encore dans l'Outback où la saison touristique se termine (vers le 15 octobre) à cause de la saison chaude qui commence. Nous rejoindrons la côte dans quelques jours. Plus de nouvelles à notre prochaine étape.
Daniel
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Après une nuit passée à Wanaka, nous prenons la direction de Queenstown, notre dernière étape avant l'Australie. Le panorama qui s'offre à nous de la route descendant vers Queenstown est grandiose : vue plongeante sur la ville adossée à la montagne, au bord du Lac Wakatipu, et sur la rivière Kawarau qui serpente au milieu des parois rocheuses. Nous y descendons pour voir de plus près ce site où un pont très ancien, restauré, sert d'amarrage pour un saut à l'élastique très spectaculaire et très prisé par les Néo-Zélandais. Ils sont très friands d'activités à couper le souffle comme celles-ci. C'est aussi le lieu qui a figuré la "Rivière Anduin" et les "Piliers des Rois" dans le film de Peter Jackson.
Le temps se gâte et c'est sous la pluie que nous arrivons à Queenstown. C'est la première fois qu'il pleut depuis que nous sommes sur l'Ile du Sud ! Seule une visite subaquatique du lac nous paraît adéquate compte tenu de la météo. A quelques mètres sous l'eau, derrière une vitre, nous observons poissons, anguille et, surtout, des canards natifs de la région et protégés, qui plongent jusqu'à 8 m pour se nourrir. Leur physionomie, lorsqu'ils sont sous l'eau, nous fait bien rire.
Il nous reste 2 jours avant de rendre le camping-car. Queenstown nous offre suffisamment d'activités pour boucler notre périple en Nouvelle-Zélande. Si nous avions eu plus de temps, nous aurions poursuivi jusqu'au fjord Milford, au bord de la Mer de Tasmanie. Mais ce n'est, de toute façon, pas la saison pour faire du kayak et en apprécier toute la profondeur et la faune, alors tant pis !
Nous passons donc encore une journée en randonnée au-dessus du Lac Wakatipu, en gravissant le Mont Crichton. A nouveau, de belles perspectives s'ouvrent sur les monts enneigés, le Lac Dispute et le Lac Wakatipu tandis que nous cheminons dans une très vieille forêt, très dense où des scènes d' "Ithilien" ont été tournées.

Nous ne voulons pas quitter Queenstown sans avoir emprunté, comme tous les touristes, le téléphérique qui mène sur la montagne au-dessus de la ville et du lac. La vue est en effet exceptionnelle. Là, Clément en profite pour faire un tour de luge sur béton, comme de nombreux autres enfants. Puis, nous redescendons par un sentier en 1h30 environ.
L'après-midi, avec Clément, je vais visiter un parc où on peut enfin voir des kiwis, emblèmes de la Nouvelle-Zélande. Ces oiseaux nocturnes sont très difficiles à approcher dans la nature car ils sont très farouches. Aussi, nous sommes ravis de pouvoir en observer 3 dans leur habitat reconstitué et en pleine obscurité. Ils sont plus gros qu'on ne les imaginait, avec un très long bec jaune, et se déplacent comme des poules car ils ne volent pas. D'autres oiseaux sont présents dans le parc, différents canards, des perroquets, un hibou, des faucons, tous natifs de Nouvelle-Zélande.
A la fin de la visite, nous assistons à un court spectacle maori, un peu similaire à celui de Rotorua.
Ainsi s'achève notre visite de la Nouvelle-Zélande. C'est un beau pays aux paysages contrastés, pas très peuplé et où la nature occupe une immense place. Les Néo-Zélandais sont très attentionnés et polis. Ce séjour a été reposant malgré notre maladie, aussi parce que nous y avons retrouvé tous nos repères d'occidentaux, avec les mêmes standards de sécurité, de confort... Mais aussi à cause de cela, nous n'y avons pas ressenti le même goût de l'aventure qu'en Amérique du Sud. C'est un pays très policé où que l'on roule et que l'on marche, il faut en permanence suivre les sentiers tracés car les autres sont interdits parce que privés.
Il nous a aussi manqué la baignade, le kayak pour en apprécier tous les charmes mais la saison ne s'y prêtait pas. Il restera tout de même un super souvenir, je pense.
Louise
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Ca y est, nous atterrissons à Sydney. Notre rêve de jeunesse se réalise. Nous ne savons pas encore si ce pays-continent sera à la hauteur de nos espérances.
Le chauffeur de la navette qui nous conduit de l'aéroport au centre ville nous conseille un hôtel Formule 1. Ce n'est pas dans nos habitudes d'opter pour ce type d'hôtel mais nous avons déjà essayé 2 pensions sur Internet sans succès. Finalement, le choix n'est pas si mauvais. Nous sommes au 6e étage dans le quartier de Kings Cross et, de là, nous avons vue sur une partie de la baie, l'Opéra, le Pont de Sydney (Sydney Harbour Bridge), les Royal Botanic Gardens et les tours qui les dominent. En revanche, côté hygiène, cela laisse à désirer, et notamment la salle du petit-déjeuner qui nécessiterait un grand nettoyage. Ce constat nous surprend dans un pays comme l'Australie. En Amérique du Sud, malgré parfois la vétusté ou le caractère rudimentaire des lieux, ils s'évertuaient tout de même à les entretenir au mieux. Peut-être est-ce dû au fait que l'hôtel est tenu par des émigrés qui n'ont pas les mêmes critères de propreté ? Dans la chambre, nous trouvons une bible. Nous en avions vu une dans un refuge de montagne en Nouvelle-Zélande, lors d'une randonnée. On sent l'empreinte anglicane dans cette coutume.
En arrivant en Australie, nous avons retrouvé la douceur du climat (21°C). Nous pouvons ranger les anoraks. Arrivés en fin d'après-midi, nous avons 2 jours complets pour visiter cette ville mythique avant de récupérer le camping-car. Notre premier objectif sera le Sydney Harbour Bridge qui enjambe la baie. Il y a une passerelle piétonne parcourue également par les joggers. Ce pont métallique aux 4 piliers de pierre est très majestueux. Avec Clément, je gravis les 200 marches qui nous mènent au sommet d'un des piliers pour admirer la vue panoramique. Un petit musée relatant l'histoire du pont y est aménagé.
Notre 2e but de visite est l'Opéra. Ce bâtiment en forme de coquillage blanc, construit au bord de la baie, sur le Quai Circular, est vraiment impressionnant. Nous nous payons la visite guidée pour accéder aux salles de spectacle, faute d'assister à un ballet ou un opéra. La salle principale vaut la visite. Le guide nous raconte les maintes péripéties durant la construction de cet ouvrage depuis 1959 et, notamment, le retrait de son architecte danois Jorn Utzon en 1966 avec tous les plans intérieurs. Au final, c'est une belle architecture mêlant l'acier, le bois et le béton.
La journée se termine par la traversée des Royal Botanic Gardens. Les allées fleuries embaument en ce début de printemps. Ce qui nous surprend depuis le début de la journée, lorsque nous avons traversé Hyde Park (eh oui ! ils en ont un aussi), puis là, dans ces jardins, c'est la prolifération d'ibis blancs qui picorent presque à nos pieds.

La 2e journée est consacrée d'abord à visiter l'Aquarium (un souhait de Clément). C'est un espace très bien agencé où il est possible d'observer outre les poissons, crustacés... locaux, un crocodile, des manchots, des phoques, et le plus spectaculaire une vue sous-marine d'un bassin habité par des requins et des raies de plusieurs variétés.
L'après-midi, nous poursuivons la visite de Darling Harbour (où se trouve l'Aquarium), en déambulant dans les allées du parc où coulent des fontaines. Une exposition en plein air d'Arthus-Bertrand est présentée. Puis nous rentrons par le minuscule quartier de Chinatown.
Sydney (en tous cas, le centre ville) nous est apparue très agréable à vivre. La juxtaposition de bâtiments datant du 19e siècle et des tours ultramodernes au design raffiné est vraiment une réussite à mes yeux. Le centre ne semble pas surpeuplé, rien à voir avec les villes grouillantes de l'Amérique du Sud. La circulation est fluide, y compris en venant de l'aéroport ou en sortant vers l'Ouest. A aucun moment, nous n'avons senti le poids des 4 millions d'habitants. Il est vrai que l'agglomération est très étendue et que nous n'avons vu que très peu de quartiers.
Quant à la cuisine, nous avons testé des restos italien, grec, thaï et un snack. Nous n'avons rien trouvé de très typique mais avons pu apprécier combien la viande de boeuf était de qualité et comment les Australiens en abusaient !
Louise
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Nous revoilà en camping-car. La sortie de Sydney s'avère un peu difficile à cause surtout des camions gigantesques lancés à vive allure qui ne laissent pas le temps de regarder les panneaux. La tension aidant, nous empruntons la mauvaise voie sur l'autoroute, celle des abonnés, sans barrière. Nous devons donc téléphoner pour avertir de notre erreur avant d'avoir une amende. Il faut rappeler la semaine prochaine, le temps qu'ils enregistrent la fraude. Nous espérons que nous n'oublierons pas !
Une centaine de kms et nous sommes à Katoomba, dans les Blue Mountains. Ces montagnes doivent leur nom à la brume bleue qui résulte de la fine vapeur huileuse dégagée par les eucalyptus. Vu de loin, le massif semble comme enveloppé d'un voile bleuté.
Dès notre arrivée au camping, nous sommes accueillis par une bande de gros perroquets blancs à l'aigrette jaune qui caquettent très bruyamment. Nous en verrons d'autres espèces plus tard.
Katoomba est située au bord d'une falaise près d'une formation rocheuse appelée "The Three Sisters" (les 3 Soeurs). Ce paysage rappelle le Vercors mais la ressemblance s'arrête là car, au pied des falaises, s'étend une forêt pluviale composée d'eucalyptus qui perdent leur écorce (on dirait qu'on les a épluchés!) et bien d'autres espèces. La forêt est aussi peuplée de dizaines de perroquets. Outre les blancs déjà vus au camping, nous avons la chance de voir des aras rouges et bleus de toute beauté, très près de nous car ils ne sont pas du tout farouches. D'ailleurs, la forêt est remplie de chants et de cris dont nous n'avons pas du tout l'habitude et qui n'étonnent même pas les autres touristes, sûrement Australiens pour la plupart. Nous ne pensions pas voir plus de perroquets en Australie qu'en Amazonie !
Il y a aussi un autre oiseau qui nous surprend : c'est un corbeau dont le cri est semblable à un gémissement humain. Dans Sydney, une bande de ces volatiles nous avait vraiment intrigués !

Nous passons donc notre première journée dans les Blue Mountains à randonner en descendant d'abord dans la forêt pluviale puis en remontant la falaise à pic par des escaliers aménagés (900 marches au total, Clément a vérifié !). Bien que sécurisés par une rampe, ces escaliers appelés "Giant Stairs" sont très impressionnants. Nous rentrons en longeant la falaise par un sentier aménagé.
Le jour suivant, nous avons un peu la flemme de bouger. Nous poussons jusqu'à Blackheath, à 10 kms de Katoomba, allons voir la vue panoramique sur une autre vallée que la veille, avec des gorges, à partir de plusieurs belvédères. Nous faisons la rencontre d'un bébé serpent en chemin. Puis nous pique-niquons et nous faisons dorer la pilule dans un parc. Malgré l'altitude, environ 1 000 mètres, la température est plus qu'agréable en ce début de printemps, nous commençons à reprendre les couleurs perdues depuis l'Amérique du Sud.
Louise
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Daniel et Clément estiment que ces paysages sont bien jolis mais que ce n'est pas ça leur vision de l'Australie. Nous changeons donc d'itinéraire pour nous enfoncer un peu dans l'Outback, l'arrière-pays australien. Direction donc Dubbo dans un premier temps. Nous quittons les montagnes pour une campagne vallonnée, très agricole : élevage de moutons et de vaches, quelques alpagas, parfois même des vignes. Nous déprimons car les premiers kangourous et wombats que nous observons sont ceux fauchés au bord de la route, durant la nuit sûrement car ce sont des animaux nocturnes. 11 kangourous et 4 wombats sur une portion de 200 kms de route, quel gâchis ! J'ai beau scruté l'horizon, je n'en verrai pas de vivants aujourd'hui, ils doivent se reposer à l'ombre avec cette chaleur. Car nous avons retrouvé la chaleur en perdant de l'altitude et en montant au Nord. Finis les pantalons et les pulls, nous revoilà en short.
A Dubbo, on nous fait savoir que se situe là le plus grand zoo d'Australie, une occasion rêvée pour Clément de voir des kangourous de près, mais surtout des wombats et des koalas, car, si nous avons l'espoir de croiser des kangourous sauvages, pour les wombats et les koalas, c'est peine perdue.
Le zoo se trouvant à 2,5 kms du camping par un chemin aménagé en piste cyclable, nous nous y rendons à pied. Chemin faisant, voilà enfin le moment attendu : au loin, dans un terrain nu, un groupe de kangourous sauvages. Ils sont trop loin pour que nous les distinguions précisément mais leurs bonds nous amusent déjà, nous sommes comme des enfants (enfin, pour Clément, c'est normal).
Au zoo, nous louons des vélos : on peut faire la visite en voiture par une boucle de 6 kms en s'arrêtant aux différents parkings, à pied ou en vélo, et dans ces 2 cas, on peut parcourir jusqu'à 15 kms par la route et les sentiers. Première surprise : les freins des vélos fonctionnent par rétropédalage. Vu le temps qu'il me faut chaque fois je dois modifier des réflexes acquis depuis longtemps, le démarrage est un peu chaotique mais, au bout de 10 min, ça va mieux !
Nous avions la crainte d'arpenter le zoo avec une foule de visiteurs car nous sommes dimanche. En fait, le zoo est peu fréquenté et c'est très agréable. Pourtant, nous sommes aussi en période de vacances scolaires : les petits Australiens de l'Etat de Nouvelles Galles du Sud sont en vacances 2 semaines fin septembre - début octobre, ce sont les vacances de printemps. Du coup, il y a plein d'enfants dans les campings. Toutefois, Clément n'a pas encore réussi à établir le contact, il réussissait mieux en Amérique du Sud.
Nous apprécions cette journée à nous promener en vélo et à découvrir la faune australienne, certes privée de liberté mais au moins pas en cage.

Prochaine étape : Bourke, encore plus à l'ouest. Cette fois, nous quittons les grands axes routiers et nous retrouvons sur une route presque déserte. Les paysages aussi changent. Petit à petit, les vallons font place à une plaine aride, aux couleurs ocres ou rouges, aux arbres bas et clairsemés : l'Australie comme nous l'imaginions. La sécheresse s'empare de nous, la température augmente et bientôt nous sommes épuisés par cette chaleur caniculaire.
Notre objectif est de parcourir près de 400 kms dans la journée pour atteindre Bourke. Je prends enfin pitié de Daniel, et, pour la première fois, je me résous à prendre le volant. C'est l'événement de la journée. Je tiens le coup environ 150 kms (avec le levier de vitesse à gauche !), pas très rassurée quand nous croisons des "road trains", ces camions avec 2 ou 3 remorques, lancés à 110 km/h. Car même si les routes sont étroites, la limite est à 110 km/h. On les comprend, vu l'étendue à parcourir pour aller d'un point à un autre ! Les villes (ou les villages) sont espacées de 50 kms environ et, entre elles, il n'y a rien.
Complètement accablés par la chaleur, nous arrivons enfin à Bourke à la limite de l'Outback. A l'ouest, plus de routes goudronnées, des pistes sur des plaines rouges étouffantes, royaume des mouches et de la poussière. L'expression "back of Bourke" est synonyme, pour les Australiens, de "coin perdu" et c'est bien là que nous sommes.
Nous trouvons un camping au bord de la Darling River, équipé de 2 piscines en plein air. Déjà harcelés par les mouches, c'est avec grand plaisir que nous allons nous baigner, et l'eau, qui ne dépasse pas les 20°C, nous rafraîchit vraiment.
Nous apprécions tellement que nous prenons un jour de repos supplémentaire dans ce camping à faire la lessive (il faut bien de temps en temps) et à nous baigner. A la piscine, une dame âgée m'aborde en me demandant d'où nous venons, ce que nous visitons. Au bout de quelques minutes, elle me confie qu'elle est "kiwi" (c'est ainsi que les Australiens qualifient leurs voisins Néo-Zélandais), mariée à un Australien et vit à Perth, sur la côte occidentale. Ils vont visiter la France l'année prochaine. Bien qu'elle le nie, en affirmant que les Australiens (hormis dans les grandes villes) sont accueillants, je constate pourtant que la seule personne (en dehors des gérants de camping pour leur fichier administratif) qui se montre curieuse envers nous n'est pas australienne.
Petit à petit, nous nous habituons de nouveau à la chaleur, bien différente du Brésil et de l'Amazonie. Ici c'est sec, très sec. En fin de journée, nous parcourons une vingtaine de kms pour essayer de surprendre des animaux et surtout des kangourous. En route nous apercevons un troupeau d'émeus. Au coucher de soleil, nous nous arrêtons et, continuant un peu à pied, nous scrutons les environs. Il règne une sérénité dans ces lieux, rien ne perturbe le silence. La nuit tombe et la pleine lune nous éclaire. L'instant est magique. Un peu déçus tout de même, nous rebroussons chemin. Et là, dans la lumière des feux du camping-car, au bord de la route : 3 puis 4 kangourous, l'un deux s'immobilise et nous observe un moment avant de poursuivre son chemin en bondissant derrière les autres. Nous rentrons ravis de notre virée nocturne.
Aujourd'hui nous décidons de passer outre l'interdiction de la société de location Britz et, après renseignement pris auprès le l'Office adéquat, nous allons visiter le Parc National de Gundabooka à 50 kms au sud-ouest de la ville. Le Parc n'est parcouru que par des pistes non goudronnées mais, d'après l'Office, tout à fait praticables en camping-car.
Nous entrons donc dans le Parc et empruntons une première piste de terre rouge qui nous amène au départ d'un sentier. Il conduit à des peintures rupestres aborigènes. La ballade serait parfaite s'il n'y avait ces millions de mouches plus qu'agaçantes. Nous croisons un couple équipé de chapeaux avec moustiquaire autour de la tête, un peu comme les casques des apiculteurs. Quelle bonne idée car ces mouches-ci ne s'attaquent presque qu'aux visages ! Au retour, en nous dirigeant vers la seule aire autorisée au camping sauvage dans le Parc, nous stoppons soudainement : au bord de la piste, une mère kangourou et son petit. Même scénario que la veille : ils s'immobilisent sur leurs pattes postérieures, nous observent, et, quand nous essayons de les photographier, s'enfuient en bondissant à une vitesse incroyable. Un km plus loin, c'est un émeu qui court sur la piste devant le camping-car avant de s'enfoncer sous les arbres.

Nous voici installés pour notre première nuit de camping sauvage en Australie. A la nuit, les garçons font un petit feu de camp pour faire cuire les steaks. Puis Daniel teste la douche solaire fournie par Britz, en plein air.
Louise
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Au matin, comme prévu, nous nous levons à la pointe du jour, vers 6h, et à 7h nous entamons une balade matinale pour atteindre une petite colline qui permet d'embrasser la vue sur la plaine environnante et sur la montagne proche. Nous espérions surprendre quelques animaux à cette heure-ci mais nous ne verrons que des oiseaux dont 2 aigles dans le ciel. C'est seulement en quittant le Parc National que nous apercevrons à nouveau une mère kangourou et son petit.
Prochaine étape : Moree, à 390 kms de là (une longue route aujourd'hui). C'est en chemin que nous verrons le plus grand nombre de groupes de kangourous. Les paysages traversés sont identiques : des plaines rougeoyantes clairsemées d'arbres très peu feuillus, parfois carrément secs ou brûlés, l'Australie telle que nous l'imaginions.
A Moree, nous entreprenons le nettoyage à fond du camping-car. En effet, le sable rouge s'est infiltré partout lorsque nous roulions sur les pistes. De fait, les joints n'ont pas suffi à le retenir, on en retrouve dans tous les placards. De plus, on se rend compte, après une nuit au camping, qu'on est bloqué là : la batterie du moteur est à plat (il y en a une 2e pour les installations mais ce n'est pas la même) et on ne démarre plus (heureusement cela ne nous est pas arrivé au beau milieu du Parc National la veille !). Chez Britz, ils ont été très efficaces. Je les ai appelés (j'ai eu du mal à m'expliquer mais j'y suis parvenue) et 20 min après le dépanneur était là, ça c'est du service !
Clément profite de la piscine du camping et Daniel du spa à 38°C.
Une nuit de repos et nous revoilà sur la route. Nous réalisons que nous n'avons toujours pas fait la moitié du trajet qui nous sépare de Cairns et que les jours défilent. L'Australie est vraiment un immense pays. Ses habitants comptent les distances en centaines de kms. Par exemple, à Moree, je vois une affiche pour un festival de musique le jour de notre séjour. Je me renseigne, on me répond que c'est tout près, à 100 kms au nord, juste à 1h20 de route ! Tout est relatif, n'est-ce pas ?
Etape du jour, Tenterfield à 300 kms. Cette fois, nous quittons les plaines et nous retrouvons les collines verdoyantes où paissent les troupeaux. Tenterfield est une petite ville tranquille et sans prétention, et encore dépourvue de café Internet. Décidément, les campings ne sont pas équipés et les petites villes n'offrent aucune facilité, nous n'arriverons pas à prendre des nouvelles et en donner !
Nous poursuivons notre chemin vers la Côte Est car nous voulons rejoindre Brisbane. De Tenterfield à Lismore, la route devient plus sinueuse, nous grimpons jusqu'à 1 000 m d'altitude. Nous longeons un parc national, c'est très beau. Finalement, nous faisons une halte à Lismore (notre étape n'aura été que de 120 kms mais il faut bien souffler de temps en temps) où nous trouvons enfin un accès à Internet à l'Office du tourisme après 12 jours ! Pique-nique au bord de la rivière puis camping au milieu des palmiers, des eucalyptus, des perroquets et autres oiseaux exotiques. Leurs chants continuent de nous ravir ! Avec Clément, nous nous rafraichissons dans la piscine car il fait encore chaud aujourd'hui. En fait, depuis que nous avons quitté les Blue Mountains, nous sommes carrément en été même si le calendrier vient juste d'annoncer le printemps.
Aujourd'hui nous rejoignons l'Océan Pacifique à Byron Bay, une station balnéaire très huppée. Daniel se baigne et fait bronzette à Main Beach tandis qu'avec Clément, nous préférons marcher un peu d'abord vers le Cap Byron. Sur Clarkes Beach, une tour d'observation a été aménagée au milieu de l'eau et des rochers. Nous y montons pour avoir une vue d'ensemble de la baie. Nous ne verrons malheureusement aucune baleine ni dauphin. Clément se baigne. Je remarque que les Australiens sont déjà très bronzés, en fait il n'y a presque pas d'hiver dans cette région, ce qui laisse pas mal de temps pour la plage.

Nous poursuivons en direction de Brisbane et nous arrêtons au Sud, à Carbrook exactement. Cette portion de route devient très fréquentée et, très loin de l'Océan, n'offre pas grand intérêt. C'est l'axe principal Nord-Sud de la Côte Est et il y a énormément de camions.
Nous campons au bord d'un lac où est aménagé un "câble ski" : tout le lac est entouré d'un câble à perche à laquelle le skieur s'accroche pour faire du ski nautique. Original non ? Pour l'esthétique du lac, c'est autre chose !
Le Centre ville de Brisbane est tout en travaux. De plus, il est très difficile d'y stationner. Le stationnement n'y est autorisé que pour 1 ou 2 heures : nous déplaçons le camping-car à 2 reprises, pas les conditions idéales pour apprécier.
Nous remarquons en entrant puis en sortant de la ville qu'il s'agit d'une immense agglomération, très étendue.
Une halte à Tewantin pour la nuit, puis nous passons la journée suivante à Hervey Bay : de nouveau, une plage de sable fin de plusieurs kms. Daniel et Clément s'attardent à ramasser des coraux morts. Le temps n'est pas des plus beaux aujourd'hui, et, malgré la chaleur, il n'y a presque personne au bord de l'eau !
Quant à moi, avec les jumelles, je scrute l'horizon sans apercevoir, hélas, aucune des 300 baleines à bosses qui transitent par la baie chaque année à cette période avant de rejoindre l'Antarctique.
De là, nous retrouvons la Nationale 1, toujours aussi fréquentée, jusqu'à Gin Gin, une station service au milieu de nulle part, comme il y en a beaucoup en Australie, qui fait office de camping également.
Au matin, quelle n'est pas notre surprise de voir un kangourou brouter l'herbe du camping. En fait, nous en verrons tout un groupe juste derrière lui.

Nous reprenons notre route vers le Nord et, comme il ne nous reste rien à manger, nous faisons un crochet par Gladstone, un petit port industriel, pas très touristique où nous passerons la nuit finalement.
Louise
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La Nationale 1 commence à nous lasser un peu malgré les champs de cannes à sucre et les bananiers qui la bordent, et les bords de mer à se ressembler. Nous décidons de retourner vers l'Outback, dans les régions minières cette fois. A Rockhampton, nous bifurquons à nouveau vers l'arrière-pays et retrouvons les routes désertes où foncent à toute allure les "road trains", encore plus impressionnants que leurs confrères de Nouvelles Galles du Sud, jusqu'à 4 remorques et plus de 50 m de long !
A Dingo, au snack routier du coin (il n'y a rien d'autre), on prend les renseignements pour aller visiter le Parc National de Blackdown Tableland. C'est un plateau qui s'élève au-dessus des plaines désertes. Nous y faisons la petite balade de 3 kms qui doit nous amener à des cascades. Résultat : pas même un filet d'eau ! On se demande s'il y en a eu un jour. Tout le long de notre promenade, nous sommes accompagnés par des chants et des cris d'oiseaux dont certains sont encore nouveaux pour nous. Nous ne verrons pas de gécko comme annoncé par la brochure mais un gros lézard rayé imperturbable nous observant.
Après ça, une fois encore, nous empruntons une piste poussiéreuse pour nous rendre au site de camping autorisé dans l'espoir de passer la nuit au sein du Parc. 8 kms de piste et, au final, un site tout en chantier et fermé. Ils auraient pu nous avertir à Dingo !
Du coup, nous sommes obligés de quitter le Parc et de reprendre la route jusqu'à Blackwater, une ville minière qui exploite le charbon. Il est temps de s'arrêter car un violent orage éclate.

Petite étape aujourd'hui : il ne nous reste que 75 kms pour atteindre Emerald où nous nous renseignons pour visiter une mine de saphirs. Compte tenu de la chaleur caniculaire, nous repoussons au lendemain matin de bonne heure la visite car on nous dit que l'on peut aussi faire l'expérience de chercher des pierres précieuses et l'opération se déroule en plein soleil d'après les photos.
Nous nous dirigeons donc à une 20 kms au sud de la ville dans un camping situé au bord du Lac Maraboon. C'est un lac artificiel formé par un barrage où les Australiens en vacances s'adonnent aux sports nautiques : ski, tractage de bouées, scooter... Un peu bruyant à notre goût et un peu dangereux pour la baignade. Nous préférons la piscine du camping où nous passons une grande partie de l'après-midi.
Le camping est habité par une multitude d'oiseaux dont une grosse colonie de perroquets verts. Un voisin nous informe que, si on les nourrit, ils s'approchent. Clément s'assoie à terre en tendant des morceaux de pain. Immédiatement un perroquet se pose sur sa main pour becqueter, puis, sans doute avertis par les cris du premier, 2 puis 3 puis 10, puis au moins 20 perroquets entourent notre bambin, certains posés sur ses bras, sa tête, son dos... Il est aux anges, quelle expérience pour lui, on a plus l'habitude des pigeons dans nos contrées !

Aujourd'hui nous allons visiter l'ancienne mine de saphir. Nous traversons 2 villages au nom évocateur, Sapphire et Rubyvale, puis arrivons sur le site. C'est à peine 10h du matin et il fait déjà une chaleur étouffante. Après la visite, nous achetons 2 seaux de terre pour 12 € (pas donnée la terre dans cette région) et nous voilà chercheurs de pierres précieuses. D'abord on tamise pour débarrasser le sable fin et ne conserver que les cailloux, puis on trempe le tamis dans l'eau en secouant pour laver les cailloux et on renverse ce qui reste sur une table où on commence le tri. On cherche les pierres qui brillent comme du verre au soleil. Après une bonne heure passée en plein soleil, on a rempli un petit sachet que l'on fait expertiser. Deux tiers de notre trésor n'est que du simple quartz (mais on le savait avec notre petit expert collectionneur) et un tiers est du saphir. Bon, dans le tas, un seul pourra être taillé, les autres sont vraiment trop petits mais on est quand même fiers de repartir avec le fruit de notre recherche (surtout Clément). On comprend un peu ce que doit ressentir le vrai chercheur.

Une halte pour la nuit à Clermont et nous voilà repartis pour une étape de 400 kms complètement désertiques. En quittant Clermont, un panneau nous indique "prochaine station service à 200 kms" et c'est bien tout ce que l'on verra avec un snack routier. Puis de nouveau "prochaine station service à 200 kms". Entre Clermont et Charters Towers rien que de la poussière, une chaleur suffocante et quelques vaches couchées sous les arbres épars.
A Charters Towers, notre choix se porte obligatoirement sur un camping avec piscine dans laquelle nous nous immergeons au plus vite. Puis, au crépuscule, sur les conseils du vieux monsieur de l'Office de tourisme (entre parenthèses, nous avons remarqué que ce sont souvent des retraités qui interviennent bénévolement et qui ont plein de choses à raconter sur l'histoire de leur ville ; malheureusement je ne comprends pas toujours tout, surtout dans cette région de l'arrière-pays où ils ont un accent pire que les Texans, je crois), donc sur les conseils de ce monsieur, nous montons à Towers Hill, la colline qui domine la ville où on peut encore voir des traces d'un ancien puits de la mine d'or toujours exploitée de nos jours. Il nous a affirmé qu'une colonie de wallabies habite cette colline. Et, en effet, en nous promenant à la tombée du jour, nous en voyons sauter partout, y compris des mères avec leurs petits dans leur poche. Enfin, le clou de la soirée, un petit curieux, sûrement habitué à venir quémander auprès des pique-niqueurs, s'approche de Clément accroupi et tendant la main, et vient lui renifler les doigts puis d'un bond se sauve, dépité. Clément en est tout retourné d'avoir eu un contact avec cet animal.
Aujourd'hui nous visitons le "Miners' Cottage", un minuscule musée relatant l'histoire de la mine d'or mais aussi rassemblant un bric-à-brac, composé d'une collection de fers à repasser anciens et bien d'autres choses sans rapport avec la mine. Puis, puisqu'on y a pris goût, on achète un sac de terre pour chercher des paillettes ou des pépites d'or. La technique est bien différente de celle des saphirs. Là il s'agit juste de secouer latéralement la "poêle" dans le bac à eau jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les paillettes d'or qui sont 16 fois plus lourdes que l'eau et restent donc au fond. C'est un travail long et fastidieux. A la fin, Clément récolte quelques minuscules paillettes et un diplôme de chercheur d'or officiel, pas de quoi se rembourser les vacances en Australie mais c'est toujours ça !

Nous finissons la journée dans la piscine du camping, accablés par la chaleur.
Louise
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Au risque de décevoir nos lecteurs assidus, nous avons le regret d’annoncer que notre périple prend fin après 4 mois d’aventure et de découvertes inoubliables.
Certains se demanderont comment on peut interrompre un si beau voyage.
Découvrir des lieux et des gens est une source de richesse mais la vie de nomade n’a pas que des avantages et devoir toujours partir après être à peine arrivé et sans avoir le temps d’approfondir apporte aussi son lot de déceptions.
La promiscuité quotidienne est parfois aussi difficile à supporter et il a manqué à Clément un compagnon de jeu durable.
Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de rentrer.
Le rêve est parfois interrompu par la réalité de la vie et le réveil peut être difficile, mais quand ce rêve vous tient vraiment à cœur, il revient prendre sa place dans la réalité.
Un projet prend fin. D’autres reprendront forme, différents sans aucun doute, mais l’Asie et l’Afrique nous attendent toujours.
Le rêve, lui, n’a pas de limites.
Louise, Daniel et Clément.
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Nous espérons un jour pouvoir continuer ce site. Dans l'immédiat, vous pouvez toujours aller voir les dernières photos (l'Australie) mises aujourd'hui.
À bientôt
Daniel
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Voilà plus d'un mois que nous sommes rentrés, et depuis je me suis mis à modifier les liens du site, afin d'augmenter la lisibilité. Vous pouvez désormais passer aux photos correspondant aux textes directement et revenir de même via les liens.
De plus j'ai fini de tracer les trajets sur les cartes des pays visités et sur l'itinéraire, travail qui demande beaucoup de temps et que je n'aurais pas pu faire en voyage.
Pour toutes les remarques sur le site, vous pouvez laisser un message dans le livre d'or, et je tiendrais compte de toutes vos suggestions.
Daniel
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